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Les avantages du travail fragmenté

Les avantages du travail fragmenté

Qu’est ce que le travail fragmenté ?

Largement utilisée par les athlètes d’aujourd’hui, la première forme d’entrainement fragmenté dit avoir été développé par les Hittites – grands cavaliers qui vivaient autour de 1600 à 717 avant JC.

Ils ont utilisé ces méthodes pour former leurs chevaux de trait afin qu’ils puissent voyager sur de longues distances à grande vitesse. Aujourd’hui, l’entrainement fragmenté est utilisé dans de nombreux domaines équestres, le plus souvent en concours complet ou en endurance, où une grande résistance est nécessaire.

L’entraînement par intervalles ou entrainement fragmenté est conçu pour renforcer les muscles et le système respiratoire du cheval par une augmentation progressive du niveaux d’exercice.. De cette façon, au fil du temps, le cheval atteint un niveau de forme physique qui lui permettra de faire l’effort soutenu nécessaire à sa discipline.

Comment ça marche?

Au début de la formation, le cheval est seulement capable de maintenir des niveaux intenses d’activité pendant une courte période, et si besoin d’une période de récupération. Si il est obligé de continuer au niveau intense, son rythme cardiaque va augmenter, sa respiration anaérobie entrera en jeu, et il sera fatigué.

L’entraînement par intervalles ou entrainement fragmenté se compose de périodes répétées de l’exercice entrecoupées de périodes de repos, dans laquelle le cheval est autorisé à ralentir et à récupérer son pouls pré-travail, avant de passer au prochain intervalle de travail plus rapide. Et ainsi de suite…

Ne pas permettre à la fréquence du pouls du cheval de revenir complètement à son niveau normal pendant les périodes de repos renforce les muscles, le cœur et les poumons, et les aide à s’adapter à la contrainte exercée sur eux, ce qui les rend plus à même de faire face à la prochaine séance.

L’entraînement par intervalles ou entrainement fragmenté développe également la capacité des systèmes respiratoires et circulatoires du cheval. Comme le cœur devient plus fort, il est capable de pomper plus de sang dans le corps, fournissant  l’oxygène aux muscles de manière plus efficace, ce qui retarde le début de la phase anaérobie.

La différence entre la respiration aérobie et anaérobie

A 140 battements par minute [bpm], le système respiratoire du cheval est indiqué pour fonctionner en aérobiose, le sang fournit de l’oxygène aux cellules, notamment aux cellules musculaires. Le cheval peut continuer à travailler à ce rythme pendant de longues périodes sans fatigue.

Toutefois, lorsque la fréquence cardiaque atteint 150-160bpm et au-dessus (au cours d’un galop très rapide), l’acide lactique est libéré dans les muscles. Les exercices en anaérobie ne peuvent être maintenus pendant de longues périodes. Au fur et à mesure des entraînements, la capacité aérobie du cheval va augmenter, la phase anaérobie sera retardée, et ses taux de récupération, la condition physique générale et l’endurance seront améliorées.

Choix d’un niveau de remise en forme

Avant d’introduire l’entraînement par intervalles ou entrainement fragmenté à votre programme de remise en forme, il est important que votre cheval ait déjà une bonne condition physique. Son niveau dépendra du niveau de compétition auquel concourra votre cheval (endurance ou de fond, par exemple).

Demandez à votre instructeur ou à une personne expérimentée pour vous aider à travailler et à planifier cette partie du travail. Votre programme dépendra des besoins individuels de votre cheval et des équipements que vous avez à votre disposition.

Travail de Canter et la formation d’intervalle devraient être introduites dans les deux dernières semaines d’un programme de remise en forme de huit à neuf semaines.

En règle générale pour un cheval en cours de préparation pour le début de saison de compétition, deux galops de cinq minutes, entrecoupés de trois minutes au pas (par session) devraient suffire. Ces séances doivent être effectuées une fois par semaine, dans le cadre d’un programme de remise en forme complet composé de sorties longues et lentes en extérieur, de travail sur le plat et de travail à l’obstacle pour certains.

Plus l’entrainement de votre cheval avance, plus vous serez en mesure d’augmenter les périodes de galop – encore une fois, cela varie avec chaque cheval et il est important de demander conseil à votre formateur.

Suivi de l’entrainement de votre cheval

La lecture de pouls de votre cheval et de sa durée de récupération vous aidera à mesurer son niveau de forme physique. Avec l’entrainement, son rythme cardiaque va baisser, puisque la capacité de son cœur va augmenter et il sera en mesure de pomper plus de sang à chaque battement.

Beaucoup de cavaliers et entraîneurs utilisent un moniteur de fréquence cardiaque.


Pour en savoir plus

Pour tout déplacement, il faut de l’énergie, en particulier au niveau des muscles. Celle-ci est produite par une réaction chimique qui libère également une importante quantité de chaleur (environ 20% d’énergie mécanique pour 80% de chaleur, piètre rendement…).cycle de krebs

Le composant de base de cette réaction est l’Adénosine Triphosphate (parce qu’elle est composée des 3 éléments phosphorés), plus connue sous l’abbréviation ATP. L’équation est la suivante :

ATP => ADP + P + Energie
où ADP représente l’Adénosine di-phosphorique et P le phosphore.

Cette réaction nécessite également la présence de calcium, magnésium… mais ces composants sont disponibles sous forme de réserves au niveau du muscle.

L’ATP est présente dans tous nos tissus musculaires. Elles est refabriquée car les réserves s’épuisent évidemment très rapidement, nous distinguons trois phases :

  • en phase d’Aérobie, en présence d’oxygène donc, la réaction est beaucoup lente mais le rendement est bien meilleur (30 molécules d’ATP pour une de glucose); le muscle développe alors 30% de sa puissance. Le glucose peut provenir des réserves des muscles (jusqu’à 500g pour un athlète), du sang (réserve et régulation au niveau du foie, on parle de Glycogène Hépatique, 100g maximum), ou alors provenir des stocks de graisse qui représentent notre plus grande réserve d’énergie (finalement c’est positif d’être un peu gras :)))
  • Le problème de l’utilisation des graisses c’est qu’évidemment c’est beaucoup plus lent et que cela nécessite beaucoup d’oxygène. Mais si un effort se prolonge en restant modéré, la part d’énergie fournie par les graisses peut atteindre 70% (au bout de 2-3 heures quand même).

N’oubliez pas que les réactions ont lieu en parallèle, on ne passe pas d’un mode à un autre, il y a toujours de l’oxygène présent dans le sang, mais quelquefois pas assez par rapport à l’effort qui est demandé.

Il existe 3 types de métabolismes :

Métabolisme anaérobie alactique

Le métabolisme anaérobie alactique, est une filière énergétique du muscle utilisée sans oxygène et ne produisant pas d’acide lactique. Lors d’efforts intenses et brefs, il dégrade directement l’Adénosine triphosphate (ATP) qui s’épuise en seulement 2 à 3 secondes. La créatine phosphate prend le relais pour produire l’ATP. Celle-ci s’épuise au bout de 10 secondes. Le muscle fournit alors 100% de sa puissance.

Une fois ces deux réserves d’énergie épuisées (au bout de 10-15 secondes), c’est le mode anaérobie lactique qui prend le relais (celui-ci se traduit par la production de lactate).

Métabolisme anaérobie lactique

L’anaérobie lactique est un processus de l’organisme qui se produit dans les muscles lorsqu’un effort dépasse les capacités d’oxygénation du corps.

Lorsque l’intensité de l’effort dépasse les capacités d’oxygénation de l’organisme (VO2Max) le corps fait appel à un processus nommé anaérobie lactique. Il consiste à dégrader le glycogène musculaire en acide lactique permettant également la production d’ATP. Mais celle-ci a un piètre rendement (2 molécules d’ATP pour une de glucose) et l’acide lactique peut avoir des effets néfastes sur l’action des enzymes (par contre si l’effort persiste ensuite en présence d’oxygène l’acide lactique est éliminé et permet la reconstitution des réserves de Glycogène). Le muscle développe 50% de sa puissance dans cette phase;.

Métabolisme aérobie

Le métabolisme aérobie est un métabolisme qui demande de l’oxygène (extrait de l’air ou de l’eau) pour son fonctionnement. Il consiste à dégrader les glucides et les lipides et secondairement les protéines grâce à l’oxygène de l’air à l’intérieur des mitochondries (cycle de Krebs), il produit de l’H2O et du CO2. Ce métabolisme est principalement limité par l’épuisement des réserves énergétiques et de la régulation de l’organisme. La réaction est beaucoup lente mais le rendement est bien meilleur (30 molécules d’ATP pour une de glucose); le muscle développe alors 30% de sa puissance.
Le glucose peut provenir des réserves des muscles (jusqu’à 500g pour un athlète), du sang (réserve et régulation au niveau du foie, on parle de Glycogène Hépatique, 100g maximum), ou alors provenir des stocks de graisse qui représentent notre plus grande réserve d’énergie (finalement c’est positif d’être un peu gras :))).
Le problème de l’utilisation des graisses c’est qu’évidemment c’est beaucoup plus lent et que cela nécessite beaucoup d’oxygène. Mais si un effort se prolonge en restant modéré, la part d’énergie fournie par les graisses peut atteindre 70% (au bout de 2-3 heures quand même).

 

 

A propos de l'auteur

Claire

Claire est la créatrice du blog de l'ABC du Cheval et de l'environnement de formation en ligne. Propriétaire de plusieurs chevaux, Claire s'est découvert cette passion en accompagnant ses enfants au centre équestre... Depuis, elle vous livre toutes ses découvertes ! aussi bien les bonnes que les mauvaises !

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