Ma trousse à pharmacie : les indispensables pour soigner les petits bobos de votre cheval
Laurence est une passionnée de chevaux en tout genre, allez…
J’ai trois enfants, et je ne connais aucun parent qui n’a pas chez lui une boîte de pansements, un antiseptique ou un tube d’arnica. C’est rassurant, et surtout très pratique quand les petits accidents du quotidien arrivent.
En revanche, je connais encore beaucoup de propriétaires de chevaux qui n’ont absolument rien dans leur sellerie ou leur malle de concours. Pourtant, nous sommes responsables de leur bien-être, et les petites blessures ne préviennent jamais : une coupure au pré, une écorchure sur une clôture, un coup de pied ou une tique découverte après une balade.
Soyons clairs : une trousse à pharmacie ne remplacera jamais votre vétérinaire. En revanche, elle permet de réaliser les premiers soins correctement, de limiter les risques d’infection et de gagner un temps précieux en attendant son intervention si nécessaire.
La bonne nouvelle ? Il ne faut ni beaucoup de place, ni un gros budget pour constituer une trousse vraiment utile.
Pourquoi avoir une trousse à pharmacie pour son cheval ?
Les chevaux vivent dehors, jouent entre eux, se déplacent sur des terrains parfois accidentés et peuvent se blesser à tout moment.
Avoir le matériel nécessaire à portée de main permet de :
- nettoyer rapidement une plaie ;
- protéger une blessure en attendant le vétérinaire ;
- retirer une tique correctement ;
- prendre la température du cheval ;
- réaliser les premiers soins en toute sécurité.
Une trousse bien préparée est un véritable gain de temps… et parfois de sérénité.
1. De quoi nettoyer les plaies
Avant de désinfecter, il faut toujours nettoyer.
C’est une étape essentielle que l’on oublie parfois. Une plaie recouverte de terre, de poils ou de débris végétaux cicatrisera moins bien et risque davantage de s’infecter.
Je garde toujours dans ma trousse :
- du sérum physiologique en unidoses ;
- de la Bétadine Scrub® (savon) ou une solution à base de chlorhexidine ;
- une petite éponge propre réservée aux soins.
Une fois la plaie propre, votre vétérinaire pourra vous conseiller si une désinfection complémentaire est nécessaire.
2. Les indispensables du petit matériel
Voici ce que j’utilise le plus souvent :
- des compresses stériles ;
- des gants jetables ;
- du sparadrap ;
- une paire de ciseaux à bouts ronds ;
- une pince à tiques ;
- une lampe frontale.
Cette dernière est particulièrement utile lorsque votre cheval décide de se blesser… un soir d’hiver !
Pensez également à vérifier régulièrement les dates de péremption des produits.
3. Une crème cicatrisante
Pour les petites plaies superficielles, votre vétérinaire pourra vous conseiller une pommade adaptée.
Personnellement, j’utilise depuis longtemps Sulmidol®, une pommade vétérinaire destinée aux soins cutanés.
Mais avec le temps, j’ai appris qu’il vaut souvent mieux utiliser peu de produits, mais les bons. Une plaie propre, correctement nettoyée et surveillée cicatrise généralement mieux qu’une plaie sur laquelle on applique plusieurs crèmes différentes.
4. Des Steri-Strips®
Les Steri-Strips® peuvent être très utiles lorsque la plaie est :
- récente ;
- propre ;
- peu profonde ;
- située dans une zone où la peau n’est pas trop tendue.
Avant de les poser, il faut nettoyer soigneusement la plaie et, si besoin, raser légèrement les poils autour afin qu’ils adhèrent correctement.
En revanche, une plaie profonde, béante ou très sale doit toujours être examinée par un vétérinaire.
5. Des bandes cohésives
Les bandes cohésives (type Vetrap®) sont devenues indispensables dans toutes les selleries.
Elles permettent de :
- maintenir une compresse ;
- protéger un pansement ;
- réaliser un bandage sur un membre.
J’en garde toujours plusieurs rouleaux.
6. Un thermomètre digital
C’est probablement l’accessoire auquel on pense le moins.
Pourtant, prendre la température de son cheval avant d’appeler le vétérinaire lui apporte déjà une information très utile.
👉 Chez un cheval adulte, la température normale est généralement comprise entre 37,5 °C et 38,5 °C.
7. Les numéros utiles
Dans ma trousse, j’ai toujours une petite fiche plastifiée avec :
- le numéro de mon vétérinaire ;
- celui de la clinique vétérinaire de garde ;
- le numéro d’une personne pouvant transporter le cheval en cas d’urgence.
Quand le stress monte, on est bien content de ne pas avoir à chercher son téléphone ou un vieux carnet.
Les médicaments : attention à l’automédication
On me demande souvent quels médicaments il faut absolument avoir.
Ma réponse est toujours la même : uniquement ceux prescrits par votre vétérinaire.
Les antibiotiques, les anti-inflammatoires ou les sédatifs ne sont jamais anodins. Ils peuvent masquer certains symptômes ou compliquer le diagnostic.
Si votre vétérinaire souhaite que vous gardiez certains médicaments à disposition pour votre cheval, il vous expliquera précisément dans quelles situations les utiliser.
Apprendre les gestes qui peuvent faire la différence
S’il y a un conseil que je donnerais à tous les propriétaires, c’est celui-ci : apprenez les gestes de premiers secours.
Savoir prendre une température, réaliser un pansement propre, reconnaître une plaie qui nécessite une intervention rapide ou poser un bandage correctement est déjà une compétence précieuse.
Et si votre vétérinaire accepte de vous montrer comment réaliser une injection intramusculaire, profitez-en. Non pas pour jouer au vétérinaire, mais pour être capable de l’aider si un jour il vous le demande lors d’une véritable urgence.
Les petits plus de ma trousse
Au fil des années, quelques objets se sont ajoutés à ma pharmacie.
J’y glisse également :
- une mini trousse de couture pour réparer provisoirement une couverture ;
- du ruban adhésif solide ;
- de la vaseline ;
- du gel à l’arnica ;
- de la crème solaire pour les chevaux à peau rose ou aux listes très blanches ;
- un licol et une longe de secours.
Ce ne sont pas des indispensables, mais ils m’ont déjà rendu bien des services.
En résumé
Une bonne trousse à pharmacie ne remplace jamais un vétérinaire.
En revanche, elle permet d’agir rapidement, proprement et efficacement face aux petits accidents du quotidien.
L’objectif n’est pas d’avoir une pharmacie digne d’une clinique, mais quelques produits simples, bien choisis et régulièrement vérifiés.
Et surtout, n’oubliez jamais qu’une plaie qui paraît anodine peut parfois cacher une atteinte plus profonde. Une boiterie importante, une plaie proche d’une articulation, un saignement abondant ou un cheval qui présente un mauvais état général doivent toujours conduire à contacter rapidement votre vétérinaire.
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Laurence est une passionnée de chevaux en tout genre, allez on l'avoue un petit (hum très gros !) faible pour les chevaux arabes. Amatrice de découvertes diverses et variées, elle vous les livre et vous raconte ses derniers coups de coeur ou de gueule.





