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Monter à cheval fait du bien

Monter à cheval fait du bien

L’équitation n’est pas forcément la discipline à laquelle nombre de personnes pense d’emblée dans un contexte de sport santé ou sur ordonnance. Et pourtant, elle a de vrais bénéfices sur le corps humain, dont une musculature de notre dos, même si on entend souvent le contraire. Bref, monter à cheval fait du bien.

Quelques exemple :

UN ÉQUILIBRE À TOUTE ÉPREUVE
Savoir trouver sa place sur le dos d’un cheval est indispensable. L’équitation ce n’est pas se laisser porter, il faut savoir se tenir. Impossible d’espérer tenir à cheval sans la notion d’équilibre. Elle permet d’améliorer cette fonction neurologique, c’est d’ailleurs pour cela que ce sport est très pratiqué dans le cadre de rééducation ou de handicap psychomoteur.

UN CORPS TONIQUE !
Épaules, bras, cuisses, abdominaux, fessiers, adducteurs, dos… l’équitation est un sport très complet en termes de sollicitation des muscles. Même après des années de pratique, on découvre encore des muscles qu’on ne soupçonne pas.

La British Horse Society a fait réaliser des études chez des cavaliers par des universitaires, pour alimenter un rapport sur les bénéfices pour la santé de l’équitation et autres activités liées au cheval, publié en 2011. Celui-ci explique les choses suivantes : côté physiologie, monter, c’est accompagner le mouvement de l’animal en maintenant son centre de gravité à la bonne place. Cela nécessite donc de l’équilibre et de la coordination. « La pratique de l’équitation fait travailler l’ensemble des muscles, sollicite les articulations, joue sur la mobilité du bassin et du rachis et stimule l’ensemble du système cardio-vasculaire ». Les dépenses énergétiques sont de l’ordre de 2,5 à 4 MET (équivalent métabolique) au pas, 6,5 au trot, selon le rapport britannique. La sollicitation cardiaque est bien sûr plus élevée au galop, ou chez les compétiteurs. C’est aussi une discipline qui permet d’entretenir une pratique sportive en cas d’arthrose du genou, où il faut éviter les activités sollicitant trop les membres inférieurs.

La scoliose, c’est à dire de la déformation plus ou moins grave de la statique rachidienne en « S » peut bénéficier des techniques de rééducation en équitation lors de l’allure au pas pour stimuler les muscles profonds de la colonne vertébrale et limiter par là même contrôler et améliorer l’évolution d’une scoliose. Bien entendu dans ce cas, cette rééducation est faite sous contrôle et suivi médical strict.

Monter à cheval est donc un exercice très complet : cela fait travailler les muscles des jambes, du dos et du ventre, permettant d’évacuer les tensions et d’obtenir un meilleur maintien. Cette musculature viendra soutenir la colonne vertébrale, évitant le mal de dos.

Le grand atout de l’équitation, c’est de travailler sans s’en rendre compte. Mieux qu’un cours d’abdo-fessiers, monter à cheval joue sur les adducteurs et à long terme, fusèle les cuisses puisque l’activité est pratiquée en endurance. Pas de prise de volume comme avec le vélo, l’équitation a au contraire tendance à étirer en longueur. Le travail postural est constant, en effet un cheval (ou poney) est en équilibre lorsque la répartition du poids entre l’avant et l’arrière est égale est l’équilibre est horizontal, sauf si son garrot est plus bas que ses hanches, la stabilité de cet équilibre est dépendante de l’habilité de la cavalière ou du cavalier et de sa capacité de garder son contrôle posturale pour chaque allure du cheval. L’adaptation à la motricité du cheval est inconsciente et advient instinctivement. L’autre atout de ce sport, qui améliorera votre équilibre, est sa capacité à entretenir la musculature profonde, surtout celles du dos et des abdos. Seul le Pilates a un effet similaire !

Amélioration de l’endurance et de l’équilibre
La pratique de l’équitation nécessite de se tenir correctement sur son cheval durant toute la durée de l’entrainement ou de la promenade, même en cas d’obstacle et peu importe la vitesse. Maintenir cette posture permet d’améliorer l’endurance musculaire et respiratoire. Cela permet également d’améliorer son équilibre car l’équitation ne consiste pas à se laisser porter par son cheval, mais bien à savoir se tenir dessus. C’est pour cette raison d’ailleurs que l’équitation est souvent pratiqué dans le cadre de rééducation ou en cas d’handicap psychomoteur.

Améliorer la coordination motrice
Une pratique régulière de l’équitation permet d’améliorer la coordination motrice. En effet, ce sport nécessite une maitrise du corps et une précision dans ses mouvements pour exécuter les exercices, mais aussi car le cheval est sensible au moindre geste.

L’idéal est d’intégrer l’équitation dans une routine sportive complète (cardio + endurance) en l’associant à de la marche rapide et à quelques séances de gainage.

Qui dit équitation, dit muscles fuselés. « Monter à cheval ne requiert pas de contractions musculaires permanentes avec de fortes amplitudes » explique Jean-Philippe Camboulives, responsable de l’activité équitation à l’UCPA. Ce qui signifie que vous ne risquez donc pas de prendre du volume, mais plutôt d’acquérir un véritable gainage postural. Vous sollicitez essentiellement vos muscles profonds : principalement ceux des abdos, des dorsaux et des adducteurs.

L’équitation ne fait pas appel à la force, mais au tonus musculaire. « Vous devez anticiper le mouvement de l’animal, comme un surfeur cherche à se propulser sur l’eau » développe Jean Philippe Camboulives. C’est fondamental, plutôt que de chercher à résister au déplacement, vous devez l’accompagner tout en gardant le contrôle. Un objectif qui va vous demander de développer vos qualités d’équilibre.

Des muscles toniques et galbés grâce à l’équitation

Oubliez le gainage, l’équitation tonifie les muscles, tout en vous assurant une posture princière. Les muscles du dos et du bassin sont particulièrement sollicités, puisqu’ils communiquent directement avec votre monture et ses allures.

Les jambes ne sont pas en reste, notamment les mollets et les adducteurs, qui travaillent continuellement à vous garder en selle. Et puisqu’une partie de la communication avec l’animal se fait avec le haut du corps, les bras et le buste sont aussi de la partie. Enfin, c’est un sport parfait pour muscler son dos et sa ceinture abdominale.

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Cheval pour les nuls, cavalier pour les nuls

Monter à cheval permet d’améliorer ses capacités respiratoires, mais également de sculpter harmonieusement sa silhouette. En fonction des allures (trop, galop, pas) sont sollicitées diverses parties du corps, notamment les dorsaux, les bras et épaules, les abdominaux, les cuisses et fessiers ainsi que les mollets. Et le résultat est plus apprécié en terme de galbe qu’en terme de volume, ce qui en fait un sport idéal pour les femmes. La posture adoptée permet en outre d’améliorer son maintien et de garder un port de tête bien droit. Enfin, côté dépense énergétique, pour les disciplines les plus endurantes on peut espérer brûler entre 350 et 600 calories en une heure d’exercice. Ce qui n’est pas rien compte tenu que le cheval est le principal athlète !

Lors de la pratique de l’équitation, les différentes positions telles que le galop, trot, pas… activent certaines zones assez révoltées pour les muscler et les rendre plus robustes. Les adducteurs sont entre autres des parties très sollicitées. ll s’agit des muscles situées dans la partie interne des cuisses. En effet, tout au long d’une randonnée équestre, ils doivent suivre les impulsions du cheval en suspension.

L’équitation vous permet de gagner une belle posture. En effet, les mouvements de rétroversion du bassin oblige à maintenir le dos toujours bien droit et la tête relevée. Cela est indispensable pour tenir l’assiette. Et ce bienfait de l’équitation ne se limite pas que pendant la pratique. Lorsque le réflexe est acquis, vous parvenez à vous tenir bien droit même à terre.

L’équitation, un sport qui améliore le tonus musculaire
Monter à cheval ne demande pas d’efforts musculaires intenses mais une tonicité contrôlée des jambes, des fesses, du dos, de la ceinture abdominale et des bras. Pour diriger l’animal tout en suivant ses mouvements naturels, il faut exercer sur son corps (ses flancs, son encolure et sa bouche) une pression légère permanente qui s’accentue pour donner des ordres. De plus, les allures en suspension (trot et galop enlevés) exigent également un bon tonus musculaire.

Cette tonicité permanente est excellente pour gainer, c’est-à-dire augmenter la fermeté des muscles au repos. Cela se traduit en une silhouette mieux dessinée et une posture plus droite. Enfin, les déplacements contrôlés du poids du corps du cavalier (qui donnent des informations au cheval) contribue à améliorer le sens de l’équilibre.

Les problèmes de dos ne contre-indiquent pas systématiquement de monter à cheval : bien pratiquée, l’équitation peut réduire les problèmes de dos en favorisant sa musculation, en particulier aux allures en suspension. Néanmoins, elle est déconseillée aux personnes souffrant de scoliose ou de cambrure excessive. En cas de doute, mieux vaut consulter un médecin avant de commencer l’équitation.

Monter à cheval, ça s’impose donc non ?


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