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Alimentation du cheval en randonnée : quoi donner avant, pendant et après ?

Alimentation du cheval en randonnée : quoi donner avant, pendant et après ?

Bilan Alimentaire du cheval

En randonnée, l’alimentation du cheval doit rester aussi proche que possible de sa ration habituelle. Le fourrage reste la base, l’eau propre doit être disponible régulièrement et les changements alimentaires brutaux sont à éviter. Pour une randonnée longue, exigeante ou par forte chaleur, il faut également anticiper les pertes d’eau et d’électrolytes. La ration doit être adaptée à l’effort, au terrain, à la météo, à l’état corporel et à l’entraînement du cheval.

Partir plusieurs heures ou plusieurs jours à cheval demande une préparation qui ne concerne pas seulement l’itinéraire, la météo et le matériel. L’alimentation du cheval en randonnée doit elle aussi être anticipée.

Plus la sortie est longue ou exigeante, plus les habitudes du cheval peuvent être bouleversées : horaires différents, effort prolongé, transpiration, changement de foin, accès variable à l’herbe et à l’eau, nuits dans des hébergements inconnus…

Or le système digestif du cheval apprécie particulièrement la régularité.

L’objectif n’est donc pas de « nourrir davantage » systématiquement parce que le cheval part en randonnée. Il faut avant tout maintenir une alimentation aussi proche que possible de ses habitudes, conserver suffisamment de fourrage, assurer son abreuvement et adapter les apports à l’effort réellement fourni.

Alimentation du cheval en randonnée : à retenir

Fourrage : il reste la base de l’alimentation, même pendant l’effort.
Eau : prévoir un accès régulier à une eau propre et potable.
Changement d’aliment : anticiper une transition lorsque c’est possible.
Concentrés : ne pas augmenter automatiquement la ration parce que le cheval travaille davantage.
Électrolytes : à envisager surtout lors de sudation importante, chaleur ou effort prolongé.
Itinérance : vérifier avant le départ le foin, l’eau et les possibilités de stockage disponibles à chaque étape.

De quel type de randonnée parle-t-on ?

Dans cet article, le terme randonnée équestre désigne principalement les sorties suffisamment longues pour modifier l’organisation habituelle de l’alimentation et de l’abreuvement du cheval.

On peut distinguer, à titre pratique :

  • la balade courte, d’environ 1 à 2 heures : chez un cheval entraîné et pour un effort modéré, elle ne nécessite généralement pas de bouleverser la ration habituelle ;
  • la randonnée à la demi-journée, d’environ 2 à 4 heures : l’eau, les conditions météorologiques, l’intensité de l’effort et l’organisation des pauses commencent à prendre davantage d’importance ;
  • la randonnée à la journée, qui peut représenter plusieurs heures en selle : il faut anticiper l’eau, les pauses, le fourrage et la récupération ;
  • la randonnée itinérante sur plusieurs jours : il faut en plus organiser les changements de lieu, le foin disponible aux étapes, l’approvisionnement, les rations et la récupération quotidienne.

Ces durées ne constituent pas des catégories physiologiques strictes.

Trois heures essentiellement au pas sur un terrain facile par 15 °C ne représentent pas le même effort que trois heures avec un fort dénivelé, des allures soutenues ou une température élevée.

La difficulté dépend également du terrain, du dénivelé, des allures, de la température, de l’humidité, de la charge transportée, de l’entraînement et de la condition physique du cheval.

Randonnée équestre et endurance : ce n’est pas la même chose

Il ne faut pas non plus confondre randonnée équestre et endurance.

La randonnée a principalement pour objectif le déplacement, la découverte et éventuellement l’itinérance sur plusieurs jours, à des allures adaptées au terrain et au cheval.

L’endurance équestre est une discipline sportive codifiée, avec des distances, des vitesses et un suivi vétérinaire spécifiques.

Les besoins alimentaires d’un cheval préparé pour une épreuve d’endurance ne doivent donc pas être automatiquement transposés à un cheval réalisant une randonnée de loisir.

En revanche, une randonnée longue, exigeante ou effectuée sous une forte chaleur peut elle aussi entraîner une sudation importante et des pertes d’eau et d’électrolytes. L’IFCE cite d’ailleurs les longues randonnées parmi les situations pouvant exposer le cheval à un déséquilibre hydro-électrolytique.

Les règles essentielles pour nourrir un cheval en randonnée

Que vous partiez pour une demi-journée ou plusieurs jours, quelques principes doivent guider l’organisation :

  • le fourrage reste la base de l’alimentation ;
  • le cheval doit disposer d’une eau propre et potable en quantité suffisante ;
  • les changements alimentaires brutaux doivent être évités ;
  • les aliments concentrés ne doivent être augmentés que si les besoins du cheval le justifient ;
  • les pertes en eau et en électrolytes deviennent particulièrement importantes lors d’un effort prolongé ou intense, d’une forte sudation ou par temps chaud ;
  • l’alimentation doit être adaptée au cheval et non simplement au nombre de kilomètres prévus.

L’IFCE recommande généralement un apport de fourrage équivalant à environ 1,5 à 2 % du poids vif du cheval par jour, avec une ration dont le fourrage constitue la base.

Quelle quantité de foin prévoir en randonnée ?

Le cheval est un herbivore dont le système digestif est adapté à l’ingestion fréquente de fibres.

Même lorsqu’il travaille, le fourrage ne devient donc pas secondaire. Herbe, foin ou autre fourrage adapté continuent de constituer la base de son alimentation.

Exemple pour un cheval de 500 kg

Il faut ici faire attention à une petite subtilité : les recommandations peuvent être exprimées en matière sèche, alors qu’un kilo de foin contient également de l’eau.

L’IFCE donne l’exemple d’un cheval de 500 kg consommant 1,5 % de son poids vif en matière sèche de fourrage :

500 × 1,5 % = 7,5 kg de matière sèche.

Avec un foin contenant environ 85 % de matière sèche, cela correspond à environ 8,8 kg, soit approximativement 9 kg de foin brut.

La quantité exacte doit évidemment être adaptée à la qualité du fourrage, à l’herbe consommée, à l’activité, à l’état corporel et aux besoins individuels du cheval.

Il est donc préférable d’éviter les règles du type :

« Un cheval en randonnée doit manger X kilos de foin. »

Deux chevaux de même poids peuvent avoir des besoins différents.

Comment nourrir son cheval avant le départ ?

La préparation alimentaire d’une randonnée commence avant le jour du départ.

Une randonnée de plusieurs jours n’est pas le moment idéal pour tester un nouvel aliment.

Si vous savez que votre cheval devra consommer un aliment ou un fourrage différent pendant le voyage, anticipez autant que possible cette modification.

L’IFCE recommande une transition d’au moins 7 à 10 jours lors d’un changement de régime alimentaire, y compris entre deux fourrages, afin de permettre à la flore digestive de s’adapter progressivement.

Avant une randonnée itinérante, renseignez-vous donc sur :

  • le foin proposé aux étapes ;
  • la possibilité de faire pâturer le cheval ;
  • l’accès à une eau propre ;
  • la possibilité d’apporter ou de stocker votre propre alimentation ;
  • les aliments éventuellement proposés par les gîtes équestres.

Plus ces questions sont réglées avant le départ, moins vous aurez besoin d’improviser en chemin.

Que donner à manger pendant une randonnée ?

Le principe le plus simple est souvent le meilleur :

conserver autant que possible l’alimentation habituelle du cheval.

Le fourrage reste prioritaire.

Si le cheval reçoit habituellement un aliment complémentaire parce que son niveau de travail et son état corporel le justifient, mieux vaut emporter son aliment habituel plutôt que changer de granulés ou de céréales à chaque étape.

Les concentrés doivent rester adaptés aux besoins réels. L’IFCE recommande leur utilisation avec modération et, lorsqu’ils sont nécessaires, leur distribution en plusieurs petits repas.

Une randonnée n’implique donc pas automatiquement de doubler la ration.

Un cheval rustique effectuant tranquillement quelques heures essentiellement au pas n’a pas les mêmes besoins qu’un cheval parcourant une longue étape vallonnée à des allures soutenues.

Faut-il nourrir son cheval pendant la pause de midi ?

Lors d’une randonnée à la journée, une pause suffisamment longue peut être l’occasion de permettre au cheval de manger.

Selon les possibilités, on peut lui proposer du fourrage ou le laisser brouter dans un endroit sûr, à condition qu’il soit habitué à l’herbe disponible.

Il faut rester prudent avec un cheval vivant habituellement sans accès à l’herbe qui se retrouverait soudain devant une prairie très riche.

La pause ne doit pas non plus servir de prétexte à distribuer une grosse ration d’un aliment concentré inhabituel.

Le système digestif du cheval est adapté à de petites prises alimentaires répétées. À l’état naturel, le cheval consacre d’ailleurs une grande partie de son temps à manger de petites quantités de fourrage.

L’eau : un élément essentiel en randonnée

L’abreuvement est probablement l’un des points les plus importants à anticiper.

Les besoins en eau dépendent notamment :

  • de la température ;
  • de l’humidité ;
  • de la durée et de l’intensité de l’effort ;
  • de la transpiration ;
  • du type d’alimentation ;
  • de la quantité d’eau contenue dans les aliments.

L’IFCE indique une consommation globale d’environ 20 à 60 litres par jour, pouvant atteindre environ 70 litres lors du travail ou par forte chaleur.

Ce sont des ordres de grandeur et non une quantité à rationner.

Un cheval nourri principalement au foin devra par exemple obtenir davantage d’eau par l’abreuvement qu’un cheval consommant une quantité importante d’herbe fraîche, naturellement très riche en eau.

Quand faire boire son cheval en randonnée ?

Le cheval doit pouvoir boire régulièrement une eau propre et potable.

Il est donc utile, avant une longue étape, de repérer les points d’eau fiables et de vérifier les possibilités d’abreuvement auprès des hébergements.

Une mare, un cours d’eau ou un vieil abreuvoir rencontré sur le chemin ne doit pas être considéré automatiquement comme une eau potable.

Et contrairement à une idée encore parfois entendue, l’eau ne doit pas être volontairement rationnée à un cheval simplement parce qu’il travaille. L’accès permanent à une eau propre fait partie des recommandations fondamentales de l’IFCE.

Électrolytes et sel : quand sont-ils utiles ?

La transpiration ne fait pas perdre uniquement de l’eau.

Elle entraîne également des pertes d’électrolytes, principalement du chlorure, du sodium et du potassium.

Lors d’un effort important, l’IFCE indique qu’un cheval peut produire 10 à 20 litres de sueur par heure. Les pertes dépendent cependant énormément de l’intensité de l’effort et des conditions climatiques.

Cela ne signifie absolument pas qu’un cheval doit recevoir des électrolytes après chaque promenade.

Il faut surtout y penser lors :

  • d’une randonnée prolongée ou exigeante ;
  • d’une forte sudation ;
  • de températures élevées ;
  • d’un effort important ;
  • ou d’une randonnée de plusieurs jours susceptible de répéter ces pertes.

L’IFCE cite précisément les longues randonnées, les courses d’endurance, les compétitions de plusieurs jours, les transports estivaux prolongés et les fortes chaleurs parmi les situations à risque.

Pour une supplémentation adaptée à un cheval effectuant des efforts importants ou répétés, mieux vaut demander conseil à son vétérinaire ou à un professionnel compétent en nutrition équine.

Eau et électrolytes vont ensemble

Les électrolytes ne sont pas un produit destiné à « donner de l’énergie ».

Ils servent notamment à compenser les minéraux perdus dans la sueur.

L’hydratation reste donc fondamentale. Un apport d’électrolytes ne compense pas un abreuvement insuffisant.

Que donner après une longue étape ?

Après une longue journée, la tentation peut être grande de donner immédiatement une énorme ration au cheval parce qu’il « l’a bien méritée ».

Ce n’est pas nécessairement une bonne idée.

Pensez d’abord :

abreuvement – récupération – fourrage – alimentation habituelle adaptée aux besoins.

Proposez de l’eau et redonnez accès au fourrage.

Si le cheval reçoit habituellement des concentrés, conservez autant que possible son programme alimentaire et évitez une très grosse ration unique.

Profitez surtout de l’arrivée pour observer votre cheval :

  • boit-il normalement ?
  • mange-t-il avec appétit ?
  • produit-il des crottins ?
  • son comportement est-il habituel ?
  • récupère-t-il correctement ?
  • semble-t-il anormalement fatigué ou abattu ?

Un cheval qui refuse durablement de boire ou de manger, présente des signes de douleur, des troubles digestifs ou une récupération anormale doit être surveillé attentivement et peut nécessiter un avis vétérinaire.

Comment organiser l’alimentation lors d’une randonnée de plusieurs jours ?

C’est ici que la randonnée itinérante devient très différente d’une simple balade.

Sur plusieurs jours, il faut nourrir le cheval chaque soir et chaque matin, tout en gérant des lieux et parfois des aliments différents.

Avec une voiture suiveuse

C’est évidemment la solution la plus confortable.

Elle permet d’emporter :

  • l’aliment habituel ;
  • les rations préparées à l’avance ;
  • le matériel d’abreuvement ;
  • du fourrage si cela est nécessaire et possible ;
  • le sel ;
  • les électrolytes lorsqu’ils font partie du programme prévu.

Une astuce pratique consiste à préparer les rations à l’avance dans des contenants clairement identifiés.

Après plusieurs jours de randonnée, lorsqu’on est fatigué, cela évite les approximations.

De gîte équestre en gîte équestre

Téléphonez avant le départ.

Ne vous contentez pas de demander :

« Vous avez du foin ? »

Demandez plutôt :

Quel type de fourrage fournissez-vous ? Quelle quantité peut être mise à disposition ? Les chevaux ont-ils accès à l’herbe ? L’eau est-elle disponible en permanence ? Puis-je stocker mon propre aliment ?

Si l’itinéraire est fixé longtemps à l’avance, il est également possible dans certains cas de déposer ses rations aux différentes étapes.

En autonomie sans intendance

C’est beaucoup plus compliqué.

On ne transporte évidemment pas plusieurs jours de foin dans des sacoches.

L’itinéraire doit donc être conçu en fonction des possibilités d’alimentation et d’abreuvement du cheval, et pas seulement des envies du cavalier.

Avant le départ, repérez :

  • les hébergements équestres ;
  • les possibilités de pâturage ;
  • les endroits où du fourrage sera disponible ;
  • les éventuels fournisseurs ou exploitations ;
  • les points d’eau fiables ;
  • les endroits où des rations peuvent éventuellement être déposées.

Plus la randonnée est longue, plus cette préparation devient importante.

Changer de foin pendant une randonnée : faut-il s’inquiéter ?

Dans un monde idéal, le cheval mangerait exactement le même foin pendant tout le voyage.

En randonnée itinérante, ce n’est pas toujours réaliste.

La composition et la qualité du fourrage peuvent varier considérablement d’une étape à l’autre.

Voir également
cheval en colique

C’est précisément pourquoi il est utile de se renseigner à l’avance et d’éviter, autant que possible, d’accumuler plusieurs changements simultanés :

nouveau foin + nouvel aliment concentré + accès soudain à une herbe très riche + nouveaux horaires.

Lorsque le changement est prévisible, une transition progressive reste préférable. L’IFCE recommande 7 à 10 jours lors d’un changement de régime, même entre deux fourrages.

Sur une itinérance où cela est matériellement impossible, l’objectif devient donc de limiter les changements évitables plutôt que de rechercher une perfection impossible.

Comment vérifier la qualité du foin et des aliments ?

Ne donnez pas un aliment simplement parce qu’il est disponible à l’étape.

Observez et sentez le fourrage.

Un foin de qualité sanitaire insuffisante, mal récolté ou mal stocké peut favoriser des problèmes respiratoires ou digestifs.

Écartez notamment un fourrage présentant des moisissures ou une odeur anormale.

Pour les aliments conditionnés, vérifiez :

  • l’intégrité du sac ;
  • son état de conservation ;
  • l’absence d’humidité et de moisissure ;
  • les indications et dates fournies par le fabricant.

Conservez vos propres aliments dans des contenants adaptés, secs et protégés.

Les aliments de dépannage : mieux vaut anticiper qu’improviser

En randonnée, il peut être tentant de remplacer une ration manquante par ce que l’on trouve dans une épicerie ou une cuisine.

Évitez de fabriquer au hasard une ration de dépannage à base de pain, sucre, pâtes, céréales ou autres aliments inhabituels.

Le système digestif du cheval n’a aucun intérêt à subir une expérimentation alimentaire au milieu d’une randonnée.

La meilleure solution est l’anticipation : fourrage disponible aux étapes, eau fiable et aliment habituel transporté ou déposé lorsque le cheval en reçoit.

En cas de véritable problème d’approvisionnement, demandez conseil à un vétérinaire ou à un professionnel de l’alimentation équine plutôt que d’improviser une ration inhabituelle.

Exemple d’organisation d’une journée de randonnée

Il n’existe pas de « menu du cheval randonneur » valable pour tous.

Mais l’organisation peut suivre quelques principes simples.

Avant le départ

Laissez au cheval suffisamment de temps pour boire et consommer du fourrage.

S’il reçoit habituellement un aliment complémentaire, respectez son programme alimentaire sans introduire un nouvel aliment le matin du départ.

Pendant l’étape

Proposez de l’eau régulièrement lorsque des points d’abreuvement fiables sont disponibles.

Lors d’une pause suffisamment longue, permettez au cheval de consommer du fourrage ou de brouter lorsque les conditions s’y prêtent et qu’il est habitué à l’herbe.

À l’arrivée

Proposez de l’eau et du fourrage et laissez le cheval récupérer.

La ration complémentaire éventuelle doit rester cohérente avec son alimentation habituelle et ses besoins.

Pendant la soirée et la nuit

Vérifiez que le cheval continue à boire et à manger normalement.

Le fourrage reste la base de son alimentation pendant la période de repos et l’IFCE recommande d’éviter les périodes de jeûne en fourrage prolongées.

Que faut-il emporter pour nourrir son cheval en randonnée ?

Pour une itinérance, pensez notamment à :

  • ses rations habituelles préparées à l’avance lorsqu’elles sont nécessaires ;
  • un seau suffisamment pratique pour l’abreuvement ;
  • du matériel adapté à la distribution du fourrage ;
  • du sel ;
  • des électrolytes si leur utilisation est prévue et adaptée à l’effort ;
  • des contenants hermétiques pour les aliments ;
  • les coordonnées des hébergements ;
  • la liste des possibilités d’approvisionnement ;
  • le repérage des points d’eau fiables.

Testez aussi le matériel avant le départ.

Découvrir au milieu d’une randonnée que votre cheval refuse catégoriquement de boire dans votre nouveau seau pliable n’est pas idéal.

FAQ – Alimentation du cheval en randonnée

Faut-il changer la ration pour une balade d’une ou deux heures ?

Pas nécessairement. Chez un cheval en bonne santé, entraîné à cet effort et effectuant une sortie modérée, il n’y a généralement aucune raison de bouleverser son alimentation habituelle simplement parce qu’il part une ou deux heures.

Quelle quantité de foin prévoir pour un cheval en randonnée ?

Le fourrage doit rester la base de la ration. L’IFCE recommande généralement autour de 1,5 à 2 % du poids vif en fourrage par jour. Attention toutefois à la distinction entre matière sèche et poids brut du foin. Pour un cheval de 500 kg, l’IFCE donne par exemple environ 9 kg de foin à 85 % de matière sèche pour atteindre 1,5 % du poids vif en matière sèche.

Combien d’eau boit un cheval en randonnée ?

Il n’existe pas une quantité unique. La consommation dépend notamment du cheval, du travail, de la température et de l’alimentation. L’IFCE indique globalement 20 à 60 litres par jour, avec des besoins pouvant atteindre environ 70 litres lors du travail ou par forte chaleur.

Faut-il donner des électrolytes après chaque randonnée ?

Non. Une courte sortie modérée n’implique pas automatiquement une supplémentation. Les électrolytes deviennent surtout une question à considérer lorsque la randonnée est prolongée ou exigeante, que le cheval transpire beaucoup ou qu’il fait chaud.

Peut-on changer d’aliment pendant une randonnée de plusieurs jours ?

Mieux vaut limiter les changements brutaux. Lorsque vous savez avant le départ qu’un nouvel aliment ou fourrage devra être utilisé, anticipez autant que possible sa transition. L’IFCE recommande une transition de 7 à 10 jours lors d’un changement de régime alimentaire.

Peut-on laisser son cheval brouter pendant une pause ?

Oui, si l’endroit est sûr, que les végétaux sont adaptés et que le cheval est habitué à consommer de l’herbe. Il faut être plus prudent avec un cheval n’ayant habituellement pas accès à l’herbe et qui serait soudainement placé sur une prairie très riche.

Faut-il donner plus de céréales lors d’une longue randonnée ?

Pas systématiquement. L’augmentation du travail peut augmenter les besoins énergétiques, mais cela ne signifie pas que tous les chevaux doivent recevoir davantage de céréales. Le fourrage reste prioritaire et les concentrés sont à adapter aux besoins réels du cheval.

Quelle différence entre l’alimentation d’un cheval de randonnée et d’endurance ?

L’endurance est une discipline sportive spécifique et potentiellement beaucoup plus exigeante sur le plan métabolique. Une randonnée de loisir ne justifie donc pas automatiquement le même programme nutritionnel. En revanche, une longue randonnée difficile, répétée sur plusieurs jours ou effectuée sous forte chaleur demande elle aussi une attention particulière à l’hydratation, à la récupération et aux pertes électrolytiques.

En résumé

Une balade courte, une randonnée à la journée et une itinérance de plusieurs jours ne nécessitent pas la même organisation alimentaire.

Plus la sortie devient longue, exigeante ou soumise à la chaleur, plus l’anticipation prend de l’importance.

Mais les principes restent les mêmes :

du fourrage comme base de l’alimentation, de l’eau propre disponible, le moins possible de changements alimentaires brutaux et une ration adaptée au cheval et à l’effort réellement fourni.

Pour une randonnée itinérante, la préparation doit commencer avant de seller : savoir où le cheval mangera, où il boira et comment vous conserverez son alimentation habituelle fait pleinement partie de la préparation de l’itinéraire.

Enfin, l’alimentation ne doit jamais être raisonnée uniquement en kilomètres. Le terrain, le dénivelé, les allures, la météo, l’entraînement, l’état corporel et les caractéristiques individuelles du cheval comptent tout autant.

Sources et références

IFCE – Equipédia, Bien nourrir son cheval — fourrage, concentrés, fractionnement des repas, eau et transitions alimentaires.
Consulter « Bien nourrir son cheval » sur Equipédia

IFCE – Equipédia, Les besoins alimentaires du cheval — besoins en fourrage, matière sèche et consommation d’eau.
Consulter « Les besoins alimentaires du cheval » sur Equipédia

IFCE – Equipédia, Les électrolytes : luxe ou réels besoins ? — transpiration, pertes électrolytiques, effort, chaleur et longues randonnées.
Consulter la fiche sur les électrolytes

IFCE – Equipédia, L’eau et l’abreuvement du cheval — consommation d’eau et facteurs qui la font varier.
Consulter « L’eau et l’abreuvement du cheval »

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