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Les courses de plat : le guide complet pour tout comprendre

Les courses de plat : le guide complet pour tout comprendre

Une course de plat est une course hippique disputée sans obstacle, sur gazon ou sur piste en sable fibré en France. Les chevaux, principalement des pur-sang, s’affrontent sur des distances qui privilégient selon les épreuves la vitesse, la tenue ou l’endurance. Courses à conditions, handicaps, Listed Races ou courses de Groupe : le plat possède ses propres règles et tout un vocabulaire à connaître.

Assister à une réunion sur un hippodrome est un vrai plaisir… à condition d’en connaître les codes. Du départ dans les stalles aux grandes courses de Groupe, en passant par les paris et le vocabulaire du turf, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter pleinement du spectacle des courses de plat.

Les courses de plat en bref

  • Principe : une course hippique sans obstacle.
  • Chevaux : principalement des pur-sang.
  • Distances : d’environ 800 mètres à plus de 4 000 mètres selon les épreuves.
  • Surfaces : gazon et piste en sable fibré (PSF) en France ; dirt notamment aux États-Unis.
  • Principales catégories : courses à conditions, handicaps, réclamers, Listed Races et courses de Groupe.
  • Distance classique de référence : 2 400 mètres.
  • Course emblématique en France : le Prix de l’Arc de Triomphe.

Comment se déroule le départ d’une course de plat ?

Dans la grande majorité des cas, les chevaux s’élancent depuis les stalles de départ. Chaque partant se voit attribuer sa place au moment de la déclaration des partants, par tirage au sort : ce sont les places « à la corde ».

Le cheval qui part de la stalle n°1 s’élance le plus près de la lice, à l’intérieur de la piste. Attention : en France, le numéro de la place à la corde et le numéro du cheval — celui du programme et de la casaque — ne coïncident pas forcément.

Sur certains hippodromes, le départ se donne aux élastiques. Les chevaux patientent alors, regroupés, derrière des bandes élastiques tendues dans la largeur de la piste. Dès qu’elles se relèvent, la course est lancée.

Le départ est supervisé par le starter, qui veille à ce que tous les partants s’élancent dans des conditions équitables. En cas d’incident, il peut invalider un départ.


Quelles sont les distances des courses de plat ?

La distance est l’une des caractéristiques essentielles d’une course de plat. Elle peut aller d’environ 800 mètres à un peu plus de 4 000 mètres. Les chevaux sont d’ailleurs souvent classés selon la distance qui correspond le mieux à leurs aptitudes.

DistanceCatégorieProfil du cheval
800 à 1 400 mSprintersVitesse pure, explosivité
1 600 m (le mile) à 1 800 mMilersVitesse et un peu de tenue
2 000 à 2 400 mDistances intermédiairesÉquilibre vitesse/endurance
Au-delà de 2 800 mStayersTenue et endurance

2 400 mètres reste la distance classique de référence, celle notamment du Prix de l’Arc de Triomphe.

Les courses réservées aux 2 ans se disputent généralement sur 1 400 ou 1 600 mètres, et au maximum sur 2 000 mètres en fin de saison. À partir de 3 ans, toutes les distances deviennent envisageables selon les aptitudes de chaque cheval.

Quelles sont les différentes catégories de courses de plat ?

Toutes les courses de plat n’ont pas le même niveau ni les mêmes conditions de participation. Plusieurs catégories structurent le programme.

Les courses à conditions

Ce sont les plus fréquentes. Chez les chevaux d’âge (4 ans et plus), elles s’échelonnent des courses de classe G, les moins relevées, aux courses de classe A, les plus disputées.

Chez les 2 et 3 ans, on parle plutôt de Classe 2 et Classe 1.

Dans cette même famille figurent les courses d’inédits, pour les chevaux n’ayant jamais couru, et les Maiden, pour ceux n’ayant encore jamais gagné.

À vérifier avant publication : cette classification doit être confrontée au règlement France Galop en vigueur en 2026 afin de s’assurer que les appellations et conditions sont toujours actuelles.

Listed Races et courses de Groupe

Les courses dites black-type regroupent les Listed Races et les épreuves de Groupe III, Groupe II et Groupe I, ces dernières constituant le sommet de la hiérarchie.

Les chevaux qui y obtiennent certaines places décrochent du black-type, véritable label de qualité qui apparaît dans les catalogues de vente.

C’est un atout important pour la valeur d’un cheval et pour sa future carrière à l’élevage : l’un des objectifs historiques des courses de pur-sang est en effet de contribuer à la sélection des meilleurs reproducteurs.

Les handicaps

Dans un handicap, chaque cheval reçoit une valeur handicap qui contribue à déterminer le poids qu’il devra porter.

Les meilleurs chevaux sont ainsi plus lourdement chargés que ceux jugés moins performants, avec l’objectif théorique d’équilibrer les chances.

Résultat : les arrivées sont souvent très serrées et ces courses sont réputées particulièrement ouvertes.

Les réclamers

Leur particularité : chaque cheval au départ est à vendre.

À l’issue de la course, il est possible de déposer un bulletin de réclamation. Ces épreuves permettent notamment à des chevaux d’évoluer dans une catégorie où les valeurs sont relativement proches.

Sur quelles pistes se courent les courses de plat ?

En France, une grande partie des courses de plat se dispute sur gazon.

Selon la météo et l’arrosage éventuel, le terrain peut aller de « bon », ferme et propice aux courses rapides, à « lourd », lorsque le sol est fortement détrempé. On parle également de terrain « souple », « très souple » ou « collant » pour caractériser différents états de la piste.

On court également sur piste en sable fibré (PSF). Praticable en toutes saisons, y compris lorsque le gel ou la pluie rendent le gazon difficilement utilisable, elle offre une plus grande régularité.

Enfin, aux États-Unis notamment, on trouve le dirt. Ce mélange de sable et d’argile constitue une surface différente de celles auxquelles sont habitués la plupart des chevaux européens.

Quels sont les acteurs d’une course hippique ?

Derrière chaque cheval au départ, toute une équipe travaille.

Le propriétaire possède le cheval et lui donne notamment son identité visuelle à travers la casaque, les couleurs distinctives portées par le jockey.

L’entraîneur prépare le cheval au quotidien, choisit son programme et cherche à l’amener au meilleur de sa forme le jour de la course.

Le jockey est le cavalier professionnel qui monte le cheval en course. Il doit respecter le poids prévu pour l’épreuve et joue un rôle essentiel dans la tactique de course et le sprint final.

Chez les apprentis, une décharge de poids peut être accordée selon les conditions de l’épreuve.

Le lad ou la lass s’occupe du cheval à l’écurie, participe à son travail quotidien et l’accompagne le jour de la course.

Et, bien sûr, le cheval : en plat, il s’agit principalement du pur-sang, sélectionné depuis plusieurs siècles pour ses aptitudes à la course.

Quelle différence entre une course de plat et une course d’obstacles ?

Le principe permet de distinguer immédiatement les deux disciplines : une course de plat se déroule sans obstacle, alors qu’une course d’obstacles impose aux chevaux de franchir des haies ou différents obstacles selon la spécialité.

Course de platCourse d’obstacles
Aucun obstacle à franchirObstacles à franchir
Importance de la vitesse et de la tenueTenue, vitesse et aptitude au saut
Départ généralement en stallesModalités de départ différentes selon les épreuves
Pur-sang très présentProfils de chevaux plus divers selon les courses
Sprint, mile, distances intermédiaires ou longuesHaies, steeple-chase et autres spécialités

Les deux disciplines appartiennent aux courses au galop, mais demandent aux chevaux des qualités et une préparation différentes.

Quelles sont les grandes courses de plat françaises ?

Le galop français est rythmé par un calendrier de prestige organisé sous l’égide de France Galop.

Le printemps des classiques

Les classiques figurent parmi les grandes courses réservées aux chevaux de 3 ans et participent à la sélection des futurs reproducteurs.

Parmi les rendez-vous majeurs figurent :

  • les Poules d’Essai des Poulains et des Pouliches, disputées à ParisLongchamp sur 1 600 mètres ;
  • le Prix du Jockey Club et le Prix de Diane, disputés à Chantilly sur 2 100 mètres ;
  • le Grand Prix de Paris, couru à ParisLongchamp sur 2 400 mètres.

Le meeting d’été de Deauville

Au mois d’août, l’hippodrome de Deauville concentre un programme particulièrement prestigieux.

On y retrouve notamment le Prix Jacques Le Marois, disputé sur le mile, ainsi que le Prix Morny, rendez-vous majeur pour les chevaux de 2 ans.

Le Prix de l’Arc de Triomphe

Le Prix de l’Arc de Triomphe constitue le sommet de la saison française de plat.

Disputé à ParisLongchamp sur 2 400 mètres, il rassemble certains des meilleurs chevaux internationaux de 3 ans et plus et reste l’une des victoires les plus convoitées du monde des courses.

Quels sont les principaux hippodromes de plat en France ?

Quelques hippodromes occupent une place particulièrement importante dans le calendrier français :

  • ParisLongchamp, théâtre notamment du Prix de l’Arc de Triomphe ;
  • Chantilly, où se disputent le Prix du Jockey Club et le Prix de Diane ;
  • Deauville, grand rendez-vous de l’été, doté de pistes en gazon et d’une PSF ;
  • Saint-Cloud, qui accueille notamment le Grand Prix de Saint-Cloud.

À ces grands hippodromes s’ajoute tout un réseau d’hippodromes régionaux, notamment Cagnes-sur-Mer, Pornichet, Marseille, Lyon ou Toulouse, qui font vivre les courses sur l’ensemble du territoire.

Comment fonctionnent les paris sur les courses de plat ?

Les paris sont historiquement liés aux courses hippiques.

En France, le pari mutuel repose sur un principe simple : les parieurs jouent les uns contre les autres. Les mises sont regroupées avant redistribution aux gagnants, après prélèvements.

La cote d’un cheval évolue donc notamment en fonction des sommes engagées.

Les paris simples

Simple Gagnant : il faut trouver le cheval qui remportera la course.

Simple Placé : le cheval doit terminer parmi les places donnant droit à un rapport selon le nombre de partants et les règles du pari.

Les paris à plusieurs chevaux

On retrouve notamment le Couplé, le Trio, le Tiercé, le Quarté+, le Quinté+, le Multi ou encore le 2 sur 4.

Chacun repose sur des règles différentes concernant le nombre de chevaux à trouver et leur ordre d’arrivée.

Jouer doit rester un loisir. Fixez-vous un budget et ne cherchez jamais à « vous refaire ». Aucune méthode ne garantit un gain : une course reste par nature imprévisible. Les jeux d’argent sont réservés aux personnes majeures.

Voir également


Le petit lexique des courses de plat

Allocation : somme totale répartie entre les premiers d’une course.

Black-type : mention valorisant les performances obtenues dans certaines courses de haut niveau, particulièrement importante pour l’élevage et les ventes.

Casaque : tenue aux couleurs du propriétaire portée par le jockey.

Corde : côté intérieur de la piste ; l’expression « place à la corde » désigne la position attribuée au départ.

Cravache : accessoire utilisé par le jockey dont l’usage est réglementé.

Engagement : inscription d’un cheval à une course.

Lice : barrière délimitant la piste.

Maiden : cheval n’ayant encore jamais gagné une course ; le terme désigne également les courses réservées à ces chevaux.

Meeting : ensemble de réunions de courses organisées sur une période donnée sur un hippodrome.

Partant : cheval effectivement déclaré au départ d’une course.

PSF : piste en sable fibré.

Stayer : cheval particulièrement adapté aux longues distances.

Starter : officiel chargé notamment du bon déroulement du départ.

Questions fréquentes sur les courses de plat

Qu’est-ce qu’une course de plat ?

Une course de plat est une course hippique sans obstacle. Les chevaux s’affrontent sur une distance déterminée, généralement sur gazon ou sur piste en sable fibré en France.

Quelle est la différence entre le plat et l’obstacle ?

Le plat se court sans obstacle et met principalement à l’épreuve la vitesse et la tenue. Les courses d’obstacles ajoutent le franchissement de haies ou d’obstacles de steeple-chase et demandent des aptitudes différentes.

Quelle est la distance classique en course de plat ?

2 400 mètres est traditionnellement considérée comme la grande distance classique de référence. C’est notamment celle du Prix de l’Arc de Triomphe.

Qu’est-ce qu’une course de Groupe 1 ?

Les courses de Groupe I se situent au sommet de la hiérarchie des courses de sélection. Elles réunissent des chevaux de très haut niveau et jouent un rôle majeur dans la valorisation sportive et génétique des pur-sang.

Pourquoi les chevaux ne portent-ils pas tous le même poids ?

Cela dépend du type de course. Dans les handicaps, le poids est notamment déterminé en fonction de la valeur attribuée au cheval afin de chercher à équilibrer les chances. Dans d’autres épreuves, les conditions de poids dépendent notamment de l’âge, du sexe et des conditions particulières de la course.

Quelle race de cheval court en plat ?

Le pur-sang anglais domine très largement les courses de plat internationales. La race a été sélectionnée pendant plusieurs siècles pour la vitesse, l’endurance et les performances en course.

Pour aller plus loin

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