Le Hequ, cheval des pasteurs tibétains
Laurence Boccard dirige la rédaction d'ABC du Cheval, qu'elle a…
Sur les prairies d’altitude où se rejoignent le Sichuan, le Gansu et le Qinghai, le Hequ accompagne depuis des siècles les éleveurs tibétains. Le regarder en cavalière, c’est voir un cheval rustique et solide ; le regarder en anthropologue, c’est découvrir l’histoire d’une société pastorale tout entière.
Un cheval des régions pastorales
Dans les grandes prairies du nord-ouest du Sichuan, autour de Zoigê (Ruoergai en chinois), on parle de régions pastorales. Le mot ne désigne pas seulement la campagne. Il qualifie un territoire où l’élevage d’animaux qui pâturent — yaks, moutons, chèvres, chevaux — structure depuis longtemps l’économie et la vie quotidienne.
Les troupeaux y exploitent des pâturages naturels très étendus. Les familles les déplacent au fil des saisons, selon l’herbe disponible et le climat. Ce mode de vie porte un nom : le pastoralisme.
C’est dans ce monde que vit le Hequ (河曲马, Héqū mǎ), l’une des races chevalines traditionnelles du plateau Qinghai-Tibet. On ne peut pas comprendre ce cheval sans comprendre les gens qui l’élèvent. Il est le produit d’un milieu exigeant, de pratiques d’élevage anciennes et de choix humains répétés sur des générations.
Le cheval de la « courbe du fleuve »
On présente souvent le Hequ comme un cheval tibétain du Sichuan. C’est vrai, mais réducteur : son berceau s’étend sur trois provinces. Le nom le dit d’ailleurs : Hequ signifie « courbe du fleuve », en référence à la première grande boucle du fleuve Jaune.
Selon la fiche de race de l’Université agricole du Xinjiang, le cœur de l’élevage se situe dans quatre districts : Maqu (préfecture tibétaine de Gannan, Gansu), Zoigê/Ruoergai et Aba (préfecture d’Aba, Sichuan), et le district autonome mongol de Henan (Qinghai). La race est aussi présente à Hongyuan, Songpan, Rangtang, Xiahe, Luqu, Jiuzhi, Zeku, Tongren et Tongde.
La Base nationale chinoise des ressources génétiques des animaux domestiques situe son milieu d’origine entre 3 300 et 4 000 mètres. Elle donne quelques repères climatiques : environ 1 °C de moyenne annuelle, des minimales autour de −34 °C, 664 mm de précipitations par an. Le cheval y est élevé au pâturage et classé comme « résistant au froid d’altitude ».
Un nom récent pour une population ancienne
Autrefois appelé Nanfan (南番马), le cheval a reçu son nom officiel en 1954, attribué par le service de l’élevage de l’ancienne Commission militaire et administrative du Nord-Ouest (XJAU).
La zootechnie chinoise distingue trois types : Qiaoke, Suokezang et Kesheng. La même source estimait l’effectif à environ 130 000 chevaux fin 2005, dont 55 000 au Sichuan. La race n’est pas menacée, mais ses effectifs et sa qualité y sont décrits comme en baisse d’année en année.
Une histoire de rencontres
La fiche de l’université retrace une histoire faite d’apports successifs. Dès le Ier siècle, les Dangxiang élevaient bovins, chevaux et moutons dans ces confins. Sous les Wei du Nord, les Tuyuhun, peuple nomade, y introduisent des chevaux des steppes du nord. Les Sui et les Tang parlent de « chevaux du Tibet » (Tubo ma). À l’époque Yuan, l’arrivée des Mongols apporte des chevaux mongols, qui marquent fortement la race. Ensuite, toujours selon cette source, la population se reproduit en circuit fermé.
Le Hequ n’est donc pas un cheval « pur » sorti d’un isolement immémorial. Il est le résultat de migrations humaines, de conquêtes et d’échanges, fixés ensuite par des siècles d’élevage local.
Vivre à 3 500 mètres : ce que dit la génétique
Le plateau Qinghai-Tibet ne se limite pas à la Région autonome du Tibet. Il s’étend aussi sur le Qinghai, le sud du Gansu et l’ouest du Sichuan. À ces altitudes, la pression atmosphérique baisse : chaque inspiration apporte moins d’oxygène qu’au niveau de la mer. C’est l’hypoxie d’altitude. Pour un cheval qui marche, court, broute et travaille à plus de 3 000 mètres, la contrainte est permanente.
L’étude de référence : Liu et al., 2019
En 2019, une équipe sino-européenne (Académie chinoise des sciences agricoles, ILRI, et le paléogénéticien Ludovic Orlando, CNRS Toulouse) publie dans Molecular Biology and Evolution le séquençage complet de 138 chevaux chinois (Liu et al., 2019). Six Hequ figurent dans ce panel. Les chercheurs les classent parmi les « chevaux du Qinghai », vivant au-dessus de 3 000 mètres, aux côtés des races Datong et Chaidamu.
Ils cherchent des signatures de sélection : des régions du génome où une variante avantageuse est devenue plus fréquente au fil des générations, parce que ses porteurs survivaient et se reproduisaient mieux. C’est la sélection naturelle à l’œuvre.
Le signal le plus fort se trouve sur le gène EPAS1 (aussi appelé HIF2A). Ce gène participe à la réponse de l’organisme au manque d’oxygène. Deux mutations y sont repérées. La principale, nommée R144C, renforce l’activité de la protéine en conditions d’hypoxie, ce que l’équipe a vérifié en laboratoire.
Le Hequ au cœur des mesures
Les mesures sanguines de l’étude portent justement sur des Hequ. Les chercheurs ont prélevé 88 Hequ vivant à 3 500 mètres, comparés à 85 chevaux Guanzhong élevés sous 100 mètres. La mutation R144C est associée à l’hématocrite, au taux d’hémoglobine et à la concentration d’hémoglobine par globule rouge.
Le résultat contredit une idée reçue. Les chevaux d’altitude n’ont pas « plus de sang » : ils ont moins de globules rouges, mais davantage d’hémoglobine par globule. Un sang moins épais circule mieux, tout en transportant efficacement l’oxygène.
Un gradient, pas un interrupteur
Sur un panel élargi de 908 chevaux, la fréquence des variantes suit l’altitude. Elle approche 80 % chez les chevaux tibétains vivant au-dessus de 4 000 mètres, 60 à 70 % chez les races du plateau entre 3 000 et 3 500 mètres — dont le Hequ — et reste sous 5 % en plaine.
L’étude ajoute un élément d’histoire : les chevaux du plateau ne descendent pas du cheval de Przewalski. Ils seraient arrivés avec une lignée domestique distincte, après l’essor du pastoralisme nomade dans le nord-ouest de la Chine, il y a environ 3 700 ans.
Le gène EPAS1 n’est pas propre au cheval. On le retrouve sélectionné chez les Tibétains, le chien tibétain ou le yak : un cas d’école d’évolution convergente. Les biologistes rappellent toutefois qu’aucun gène isolé ne « fabrique » une adaptation ; celle-ci mobilise la respiration, la circulation et le métabolisme ensemble (Storz et Cheviron, 2021).
Des siècles passés sur les hauts plateaux ont donc laissé une trace mesurable dans le génome du Hequ.
Un cheval fonctionnel avant tout
Le Hequ n’est pas grand au regard de nos chevaux de selle européens. Ce n’est pas pour autant un petit poney léger : il est classé comme cheval de selle et de trait léger (挽乘兼用), au corps solide et compact.
| Repère | Valeur |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 1,33 à 1,50 m |
| Poids | 375 à 398 kg |
| Longueur du corps | 1,50 à 1,51 m |
| Tour de poitrine | 1,73 à 1,78 m |
| Tour de canon | 20 à 21 cm |
Source : Université agricole du Xinjiang.
Les descriptions officielles mentionnent une tête plutôt forte, souvent droite ou légèrement busquée, des oreilles longues « en feuille de bambou », de larges naseaux, une poitrine large et profonde, un dos droit et des membres aux articulations et tendons bien développés. Les robes dominantes sont le noir, le bai et le gris, puis l’alezan (CDAD).
Les zootechniciens chinois notent aussi des défauts : pieds larges et plats, corne parfois peu résistante, aplombs postérieurs parfois clos ou ouverts. Ces remarques comptent. Elles rappellent qu’on ne sélectionnait pas ce cheval pour un modèle esthétique ou sportif, mais pour son usage.
Rustique ne veut pas dire primitif
Dans ces élevages, il fallait un cheval capable de vivre dehors, de parcourir de longues distances, de supporter le climat, de porter un cavalier ou une charge, et de se nourrir de ce que donne la prairie. C’est le sens du mot rustique dans le vocabulaire équestre : la capacité à garder un bon état dans un milieu exigeant, sans les apports et la protection d’un cheval élevé au box.
Rustique ne signifie ni « primitif », ni « sauvage ». Le Hequ est un cheval domestique, sélectionné par des éleveurs qui savaient ce qu’ils attendaient de lui.
Le cheval dans le système pastoral
Sur les hauts plateaux, l’agriculture est difficile dans bien des zones. L’élevage d’animaux capables de valoriser les prairies naturelles y a donc longtemps dominé. La région du Hequ appartient à l’Amdo, l’une des grandes aires culturelles tibétaines, et sa population est majoritairement tibétaine, avec des Mongols, des Hui et des Han.
Pasteurs, nomades, semi-nomades
Dans cet article, le mot pasteur désigne un éleveur dont l’activité repose sur des troupeaux qui pâturent — rien à voir avec le sens religieux du mot en français.
Tous les pasteurs tibétains ne sont pas « nomades ». Certains groupes ont pratiqué de grands déplacements, qui structuraient toute leur vie : on parle alors de pastoralisme nomade. D’autres sont semi-nomades, avec des maisons d’hiver fixes et des estives. D’autres encore sont aujourd’hui largement sédentarisés. L’anthropologue Robert Ekvall, qui a vécu en Amdo dans les années 1920-1940, avait résumé ce mode de vie par une image restée célèbre : des « champs sur sabots » (Fields on the Hoof, 1968).
Ce que le cheval rend possible
Dans ce système, le cheval est un formidable outil de mobilité. Il permet au berger de couvrir vite les distances entre les bêtes, le campement et les pâturages. Il sert à surveiller et rassembler les troupeaux, à transporter personnes et charges, à rejoindre le marché.
La fiche de l’Université agricole du Xinjiang le dit sans détour : dans la zone d’élevage, les déplacements reposaient sur la selle, le bât et la charrette, et les éleveurs obtenaient argent et biens en vendant chevaux, laine et feutre de yak. Elle conclut que les habitants « ne pouvaient se passer du cheval », et que ce besoin fut le principal facteur social et économique de la formation de la race.
La course, un moteur de sélection
La même source souligne un usage moins utilitaire : les courses de chevaux annuelles. Les éleveurs préparaient et entraînaient leurs chevaux pour y briller, ce qui a contribué à améliorer leurs aptitudes.
Ces fêtes équestres d’été sont un trait marquant des cultures tibétaines. Les courses apparaissent déjà dans l’épopée du roi Gesar, composée vers les XIe-XIIe siècles (Smithsonian Folklife). Elles sont aussi un lieu de prestige, de rencontre entre familles dispersées et d’affirmation identitaire. Pour l’anthropologue, la course rappelle qu’on ne sélectionne jamais un cheval sur le seul critère de l’utilité : la beauté, la vitesse et l’honneur comptent aussi.
Deux sélections, une race
Deux forces ont façonné le Hequ en même temps.
La première est la sélection naturelle. Les chevaux qui supportaient mieux le froid, l’altitude, les longues marches et les années de maigre herbe survivaient et se reproduisaient davantage.
La seconde est la sélection humaine. Les éleveurs choisissaient leurs reproducteurs selon ce qu’ils recherchaient : endurance, aptitude au travail, vitesse en course, caractère, modèle, fertilité.
Le milieu retient les chevaux capables d’y vivre ; les humains retiennent ceux avec lesquels ils veulent vivre et travailler. C’est de cette rencontre que naît, lentement, une population adaptée à la fois à un territoire et à une société.
Qu’est-ce qu’une race, au juste ?
En Europe, la race équine moderne se confond souvent avec le stud-book : un registre où l’on inscrit reproducteurs et généalogies selon des règles écrites. Mais les populations chevalines anciennes se sont formées bien avant ces registres. Le nom « Hequ » lui-même ne date que de 1954.
La génétique invite à la même prudence. En 2011, une étude de 26 races chinoises par marqueurs microsatellites a montré que seulement 2,4 % de la variabilité génétique totale séparait les races entre elles (Ling et al., 2011). L’essentiel de la diversité se trouve donc à l’intérieur de chaque race. Les auteurs observent aussi que la structure génétique suit la géographie. Le Hequ y présente le plus faible nombre moyen d’allèles des races étudiées (6,74), ce qui pourrait refléter une longue reproduction en relatif vase clos.
Une population génétique, c’est simplement un ensemble d’animaux qui se reproduisent plus souvent entre eux qu’avec l’extérieur, et partagent donc statistiquement certains traits. Le Hequ se comprend mieux ainsi : une population locale façonnée par un territoire, par les circulations de chevaux et par les pratiques des éleveurs, plutôt qu’une entité aux frontières nettes.
Le comportement : hérité et appris
Les fiches chinoises décrivent les étalons Hequ comme pleins d’allant et les juments comme dociles (XJAU). C’est une observation d’éleveurs, utile, mais qui mêle ce qui relève de l’hérédité et ce qui relève du mode de vie.
Le Hequ, produit d’une relation
Sur le plateau, monter à cheval a rendu possible la conduite de troupeaux dispersés sur d’immenses surfaces. Le cheval devient un élément du système pastoral, au même titre que les pâturages, les troupeaux et les déplacements saisonniers.
Jean-Pierre Digard, anthropologue spécialiste de la domestication, insiste sur ce point : la domestication n’est pas un événement ponctuel, mais une action continue, sans cesse renouvelée, qui engage autant les humains que les animaux. André-Georges Haudricourt avait montré dès 1962 que la façon dont une société traite ses animaux dit quelque chose de la façon dont elle se pense elle-même.
Un monde qui change
On ne peut imaginer un pastoralisme tibétain figé depuis des siècles. Depuis les années 2000, les politiques chinoises de sédentarisation ont profondément transformé l’Amdo. L’anthropologue Jarmila Ptáčková les a étudiées sur le terrain au Qinghai et au Sichuan — notamment dans le district de Hongyuan, en pleine zone du Hequ (Ptáčková, 2011). Maisons fixes, clôtures des pâturages, routes, motos, tourisme : tout cela modifie la place du cheval au quotidien.
Le Hequ appartient à une culture équestre vivante, qui s’adapte — comme en témoignent les fêtes de courses, toujours très suivies.
Conclusion : une coadaptation
Observer un Hequ sur les prairies de Zoigê, c’est regarder bien plus qu’une race. Son sang porte la trace d’une adaptation à l’altitude. Sa morphologie témoigne d’une sélection tournée vers l’usage. Son élevage est lié aux grandes prairies. Son histoire se confond avec celle des peuples qui l’ont monté.
On raconte souvent la domestication comme une histoire à sens unique : l’homme aurait transformé le cheval pour ses besoins. C’est vrai, mais incomplet. En permettant aux éleveurs de parcourir de grandes distances, de garder leurs bêtes et de transporter biens et personnes, le cheval a aussi rendu possibles certaines façons d’habiter ces territoires.
On peut parler de coadaptation : au fil du temps, humains, animaux et pratiques évoluent les uns en fonction des autres — sans que la relation soit jamais égale ni symétrique.
Le Hequ n’est donc pas simplement « un cheval tibétain résistant au froid ». Sa biologie, ses usages et son histoire racontent ensemble une même chose : la façon dont humains et chevaux apprennent, génération après génération, à vivre dans un milieu particulier.

Sources
Fiches de race (consultées le 7 octobre 2026)
- Base nationale chinoise des ressources génétiques des animaux domestiques (国家家养动物种质资源库, Institut des sciences animales de l’Académie chinoise des sciences agricoles), fiche « 河曲马 / Hequ horse » : origine, altitude, climat, morphologie, usages. Consulter la fiche
- Université agricole du Xinjiang, base « 新疆马业 », fiche « 河曲马 » : ancien nom, dénomination de 1954, types, mensurations, zones d’élevage, effectifs 2005, histoire de la race. Consulter la fiche
Articles scientifiques
- Liu X., Zhang Y., Li Y., et al., Orlando L., Ma Y., Jiang L. (2019). « EPAS1 Gain-of-Function Mutation Contributes to High-Altitude Adaptation in Tibetan Horses ». Molecular Biology and Evolution, 36(11), 2591-2603. doi:10.1093/molbev/msz158 — accès libre.
- Ling Y.H., Ma Y.H., Guan W.J., et al. (2011). « Evaluation of the genetic diversity and population structure of Chinese indigenous horse breeds using 27 microsatellite markers ». Animal Genetics, 42(1), 56-65. doi:10.1111/j.1365-2052.2010.02067.x — résumé ILRI.
- Storz J.F. et Cheviron Z.A. (2021). « Physiological Genomics of Adaptation to High-Altitude Hypoxia ». Annual Review of Animal Biosciences, 9, 149-171. doi:10.1146/annurev-animal-072820-102736 — synthèse générale sur l’adaptation à l’hypoxie, tous vertébrés confondus.
- Ptáčková J. (2011). « Sedentarisation of Tibetan nomads in China: Implementation of the Nomadic settlement project in the Tibetan Amdo area; Qinghai and Sichuan Provinces ». Pastoralism: Research, Policy and Practice, 1:4. doi:10.1186/2041-7136-1-4 — accès libre.
Culture équestre tibétaine
- Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage, « Horse-Racing Festivals ». Consulter la page
Pour aller plus loin (anthropologie)
- Ekvall R.B. (1968). Fields on the Hoof: Nexus of Tibetan Nomadic Pastoralism. New York, Holt, Rinehart and Winston.
- Haudricourt A.-G. (1962). « Domestication des animaux, culture des plantes et traitement d’autrui ». L’Homme, 2(1), 40-50.
- Digard J.-P. (1990). L’Homme et les animaux domestiques. Anthropologie d’une passion. Paris, Fayard.
- Digard J.-P. (2004). Une histoire du cheval. Art, techniques, société. Arles, Actes Sud.
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Laurence Boccard dirige la rédaction d'ABC du Cheval, qu'elle a repris en 2016. Formée à l'anthropologie sous la direction de François Laplantine, elle regarde le cheval comme un objet total : biologique, technique, culturel, intime. Longtemps au contact du monde équestre, de la presse à l'organisation de grands rendez-vous internationaux (avec un faible assumé pour le pur-sang arabe), elle souhaite faire de ce site un média qui explore le cheval sous tous ses angles, sans œillères, et avec une seule ligne rouge : le bien-être de l'animal.






