Au cœur des écuries du Puy du Fou : voyage dans une cavalerie d’exception
Laurence Boccard dirige la rédaction d'ABC du Cheval, qu'elle a…
Ils surgissent dans la pénombre, galopent sous les projecteurs, traversent les décors et marquent chaque soir les spectateurs. Mais derrière les batailles des Mousquetaires de Richelieu, les courses de chars du Signe du Triomphe, les chevauchées des Vikings et les tableaux nocturnes de la Cinéscénie, une autre histoire se joue, loin des tribunes — faite de patience, de précision et de confiance. Celle d’une équipe qui accompagne près de 240 chevaux, chacun avec son caractère, son parcours et sa spécialité. Pour la raconter, deux voix nous ont guidés : Anaïs Beleteau, adjointe soigneur au sein de l’équipe Écurie, qui nous a ouvert la partie invisible mais essentielle — les soins, l’alimentation, la gestion quotidienne — et Pascal Remigereau, responsable de la discipline « Liberté », qui nous a fait entrer dans cette relation si particulière entre l’homme et le cheval.
Au Puy du Fou, le cheval n’est pas un simple élément du spectacle. Il est un partenaire, un athlète, un artiste. Le parc se présente d’ailleurs comme la plus grande écurie privée de spectacle d’Europe, et il faut avoir passé une matinée dans ses coulisses pour comprendre ce que recouvre cette formule : non pas une prouesse logistique, mais une manière de penser l’animal.

Une cavalerie organisée comme une troupe
Ici, chaque cheval possède une mission précise. On ne change pas un cheval de spectacle comme on changerait un costume : chaque production a ses contraintes techniques et artistiques, et « chaque spectacle est une discipline différente », résument les équipes. Un cheval de liberté doit savoir interpréter des codes extrêmement fins ; un cheval de voltige doit être réactif, équilibré et parfaitement fiable ; un cheval d’attelage doit apprendre à travailler en groupe. Cette spécialisation permet à chacun de progresser dans un environnement adapté à ses aptitudes. L’effectif global — de l’ordre de 234 à 240 chevaux — se répartit ainsi entre les grandes productions du parc.
Les Mousquetaires de Richelieu : l’élégance au service du spectacle
Avec une soixantaine de chevaux, Les Mousquetaires de Richelieu constituent l’un des spectacles équestres majeurs du parc. Dans cette mise en scène qui mêle théâtre, escrime et équitation, les chevaux évoluent dans un registre exigeant : dressage, basse école, haute école, figures précises. Le choix des montures répond aussi à une logique esthétique. Les robes claires sont particulièrement recherchées pour les représentations nocturnes : sous les projecteurs, un gris ou un blanc capte davantage la lumière et devient plus lisible depuis les gradins. Dans un spectacle où chaque mouvement doit être vu de loin, la robe participe pleinement à la mise en scène.
Le Secret de la Lance : précision et agilité
Le Secret de la Lance mobilise, lui aussi, plusieurs dizaines de chevaux, mais avec d’autres exigences. Il faut ici des chevaux capables d’évoluer dans des scènes d’action, avec de la vitesse, des changements de direction rapides et une grande disponibilité. La voltige, en particulier, réclame des chevaux d’une stabilité et d’une générosité rares, capables d’accompagner les mouvements des artistes sans jamais perdre leur concentration.
Le Signe du Triomphe : quand plusieurs chevaux n’en font qu’un
Avec environ 70 chevaux, Le Signe du Triomphe forme le plus grand piquet du parc. Ses célèbres courses de chars romains demandent une préparation très particulière, car un attelage ne repose pas d’abord sur la puissance : il dépend de la capacité des chevaux à fonctionner ensemble. Ils doivent apprendre à se comprendre, à garder un rythme commun, à accepter la proximité des autres et à répondre aux indications du meneur. C’est pourquoi les jeunes sont intégrés progressivement, aux côtés de chevaux plus expérimentés. Rangés par équipes dans les écuries du stadium, ils se connaissent, « discutent », et les aînés deviennent alors de véritables chevaux enseignants : ils rassurent les jeunes et leur transmettent les codes du travail.
Les Vikings et la Cinéscénie : des chevaux au mental exceptionnel
Les Vikings mobilisent près de 27 chevaux. Mais certains chevaux du parc participent aussi à la Cinéscénie, le grand spectacle nocturne historique du Puy du Fou, porté par des milliers de bénévoles — dont quelque 120 cavaliers. Cette particularité impose des qualités très spécifiques. Car les chevaux n’y travaillent pas seulement avec les professionnels du parc : ils évoluent avec des passionnés venus de tous horizons, qui suivent une formation durant l’hiver pour pouvoir monter en représentation. Le cheval doit donc rester parfaitement serein face à des cavaliers différents, dans un environnement impressionnant — foule nombreuse, musique, lumières, effets spéciaux, mouvements simultanés. Un seul critère domine alors tous les autres : le mental.
Des chevaux choisis pour leur personnalité avant leur apparence
Trouver un cheval capable de devenir un artiste de spectacle relève d’une sélection très particulière. Le Puy du Fou travaille principalement avec les races ibériques — lusitaniens et andalous —, issus pour l’essentiel d’Espagne et du Portugal, sans s’interdire les élevages français, à qui le même cahier des charges est adressé. On recherche chez ces chevaux leur élégance naturelle, leur intelligence, leur proximité avec l’homme et leur facilité d’apprentissage.
Mais la beauté ne suffit jamais. Un cheval peut avoir les meilleures origines et ne pas convenir au spectacle ; à l’inverse, certains révèlent un potentiel exceptionnel par leur seul tempérament. Le premier critère reste donc toujours le même : un mental stable et généreux. Ce sont, ne l’oublions pas, les mêmes chevaux qui travaillent le jour avec les professionnels, le soir avec les bénévoles de la Cinéscénie, et qui servent à l’enseignement des Académies Juniors, où l’on forme aux métiers du spectacle des enfants dès cinq ans.
Une vraie sélection
Avant d’intégrer les écuries, chaque cheval traverse un processus rigoureux. Les éleveurs partenaires reçoivent un cahier des charges détaillé : morphologie recherchée, qualités physiques, caractère attendu, aptitudes nécessaires. Une première sélection s’opère sur vidéo, étudiée en Vendée par Nicolas, qui gère les écuries. Vient ensuite la rencontre sur place : une équipe — un meneur, un cavalier — se déplace deux à trois semaines dans les élevages pour observer les chevaux dans leur environnement.
Les tests portent sur deux registres. Le comportement d’abord : on confronte les chevaux à des drapeaux, à des bruits inhabituels, à des mouvements soudains, à des situations proches de celles de la scène — « comment ils apprennent la blague », dit l’équipe. L’objectif est d’observer leur capacité à réfléchir et à rester disponibles plutôt qu’à paniquer. Le physique ensuite : observation locomotrice, flexions articulaires, examens vétérinaires et radios si nécessaire. Les chevaux rejoignent généralement le parc entre quatre et sept ans ; pour l’attelage, certains sont intégrés dès trois ans, afin de commencer leur apprentissage en douceur, au contact des aînés.
Dans l’ombre des spectacles, une équipe veille sur chaque cheval
Si les cavaliers et les chevaux occupent le devant de la scène, une autre équipe rend tout possible : l’équipe Écurie. Une vingtaine de personnes y travaillent au quotidien, loin des projecteurs, à préparer les rations, entretenir les installations, surveiller les chevaux, gérer les sorties au paddock, accompagner les soins et repérer le moindre changement de comportement. Anaïs Beleteau, adjointe soigneur, en fait partie. Elle nous a permis de découvrir cette face invisible du parc. Car avant d’être des chevaux de spectacle, ces animaux restent avant tout des chevaux, dont il faut respecter les besoins fondamentaux. « On est là pour eux au quotidien », résume-t-elle. C’est cette présence permanente qui permet de connaître chaque individu — son caractère, ses habitudes, ses petites particularités. Des ibériques calmes et curieux, « des grands enfants » qu’on chouchoute. Dans une cavalerie de cette taille, chaque détail compte.
Un suivi digne d’athlètes de haut niveau
Chaque cheval bénéficie d’un suivi individuel très précis. Sur sa plaque figurent son nom, son année de naissance et sa date d’arrivée au Puy du Fou — toujours en fin de saison, une fois le recrutement bouclé en octobre. Le renouvellement du cheptel s’anticipe plusieurs mois à l’avance : les chevaux qui approchent de la retraite sont identifiés pour permettre l’arrivée progressive des nouvelles recrues, le recrutement restant toujours légèrement supérieur aux départs. L’objectif est de conserver un équilibre permanent entre les jeunes en apprentissage, les chevaux confirmés au sommet de leur carrière et les plus âgés, à qui l’on réserve un travail adapté.
Le suivi physique est tout aussi rigoureux. Tous les quinze jours, le lundi des semaines impaires, chaque cheval passe sur la balance ; Anaïs les regarde un par un, et la courbe de poids se tient sur plusieurs années. À la pesée s’ajoutent une grille d’état corporel inspirée des méthodes de l’IFCE et une note musculaire, réévaluée plusieurs fois par saison, qui permettent d’ajuster travail et alimentation au plus juste. L’objectif n’est pas simplement d’avoir des chevaux performants : il s’agit d’avoir des chevaux bien dans leur corps et dans leur tête.
Une alimentation pensée pour des chevaux de spectacle
Nourrir plusieurs centaines de chevaux soumis à une activité physique régulière est un défi en soi — et c’est sur ce terrain qu’Anaïs pourrait vous tenir une demi-heure, tant la matière la passionne. La ration a été élaborée spécifiquement pour les besoins du parc, avec une vétérinaire nutritionniste italienne, pour coller aux races utilisées, à leur morphologie et à leur niveau d’activité. Le mélange floconné distribué matin et soir est une formulation exclusive, réalisée sur commande : introuvable dans le commerce classique, il se livre par lots d’au moins dix tonnes. Ici, d’ailleurs, on ne compte pas en kilos mais en « mesures » — une mesure vaut deux litres, soit un kilo de floconné.
La ration quotidienne s’organise autour de trois kilos de floconné le matin, d’un apport de fourrage complémentaire le midi, et de quatre kilos de floconné le soir. À cela s’ajoutent divers compléments selon les besoins, dont une dose de sel pour compenser les pertes liées à la transpiration lors des périodes de forte activité — et inciter les chevaux à boire.
Le fourrage, base de l’équilibre
Malgré les performances demandées, le principe reste celui d’un animal herbivore : le fourrage garde la première place — « fourrages, fourrages, fourrages ». Et l’équipe insiste sur un point essentiel : l’ordre de distribution compte. Le cheval doit recevoir ses fibres avant les aliments plus riches en céréales, car le fourrage se digère plus en arrière ; s’il arrive après le concentré, il « balaie » l’estomac et déséquilibre la digestion. L’image d’Anaïs vaut mieux qu’un long exposé : c’est la salade et les crudités avant le cassoulet ou la côte de bœuf.
Le midi, certains chevaux reçoivent des aliments à base de luzerne et de betterave. Au-delà de l’apport nutritionnel, cette ration permet aussi de les occuper : ils prennent le temps de manger et retrouvent un rythme naturel, car manger est en soi une activité importante pour le cheval. Il y a même des rituels. Le dimanche soir, toute l’année, le floconné s’accompagne de quelques carottes. Et le lundi matin, on reconnaît les chevaux à leur « barbe de lin » — ce complément qui leur en met partout sur le museau, sans jamais les tacher grâce aux grilles.
Des soins quotidiens et un vrai temps de repos
En pleine saison, les chevaux sont douchés très régulièrement après leur travail. Ils bénéficient aussi de sorties au paddock organisées par équipes, selon une rotation pensée pour être équitable : deux chevaux par cavalier, une grosse dizaine de paddocks, chaque équipe sa place. Un système de plaques permet même de suivre les rations à distance — le cheval parti au paddock est nourri là-bas, puis retrouve sa plaque habituelle à son retour. Ces moments dehors sont essentiels à l’équilibre mental : un cheval de spectacle reste un cheval, qui a besoin de mouvement, d’espace et d’interactions sociales.
Le repos, du reste, fait partie du programme au même titre que le travail. Un cheval ne réalise pas plus de deux spectacles par jour ; une journée par semaine, il rejoint le paddock et le marcheur. Et quand la saison s’achève, les chevaux sont lâchés un mois durant en pâturage, par groupes de trente à quarante, pour retrouver ensemble l’euphorie des grands espaces vendéens.
Des écuries modernes et une démarche écologique
Le parc compte plusieurs générations d’installations : des écuries historiques, encore gérées à la main, et des bâtiments plus modernes qui améliorent les conditions de travail. L’entretien des boxes occupe une place importante du quotidien. Pour limiter la poussière et l’usage de produits chimiques, l’équipe expérimente un système installé sur la débardeuse de paille : une cuve équipée de buses diffuse de l’eau chargée de bactéries naturelles. L’objectif est triple — réduire la poussière, améliorer la qualité de l’air, désinfecter naturellement les installations. Une manière de faire passer le confort respiratoire du cheval avant l’efficacité chimique.
La liberté : découvrir le langage secret entre l’homme et le cheval
Parmi toutes les disciplines, la liberté occupe une place à part. Voir un cheval évoluer sans longe, répondre à distance et enchaîner des figures précises semble presque irréel. Pourtant, derrière cette impression de magie se cache une méthode d’une grande rigueur. C’est Pascal Remigereau, responsable de la discipline, qui nous l’a fait découvrir — et qui nous a même permis d’expérimenter nous-même ce travail avec un cheval en liberté. Une expérience qui change durablement le regard.
Face au cheval, sans longe ni contact, tout repose sur la communication : un déplacement du corps, une orientation des épaules, une intention dans le regard, un positionnement précis. Chaque détail compte. Ce qui paraît invisible depuis les gradins devient alors un véritable dialogue. On comprend vite que le cheval ne répond pas à une succession de gestes isolés : il lit un ensemble d’informations, il ressent une intention, il apprend un langage. Le toucher de la chambrière lui-même, spectaculaire et sec, « claque et fait peur, mais ne fait pas mal » ; le cheval, qui a fait cent fois le tour, ne bronche pas. La magie observée depuis les tribunes est en réalité l’aboutissement de milliers d’heures de travail, fondées sur la confiance et la compréhension mutuelle.
Une méthode unique, structurée et transmise
Au Puy du Fou, la liberté ne s’improvise pas : elle repose sur une véritable codification, qui relie la position du corps, la gestuelle des mains, l’orientation du regard, les déplacements et l’usage précis de la chambrière. Pascal Remigereau la compare volontiers à une boîte de vitesses. Cette méthode du langage codé n’a pas été inventée sur place : c’est celle de Lucien Gruss, grande figure du spectacle équestre, que le parc accueille chaque année pour affiner le travail de ses cavaliers. Le Puy du Fou l’a consignée dans un manuel interne d’une cinquantaine de pages, croquis et schémas à l’appui — une véritable grammaire du mouvement. Grâce à elle, n’importe quel dresseur de l’équipe peut présenter n’importe quel cheval en conservant une parfaite cohérence.
Cette exigence explique la fidélité du parc aux plus grands noms de la discipline. Aux côtés de Lucien Gruss, le cavalier de dressage portugais Carlos Pinto accompagne les cavaliers puyfolais depuis plus de vingt ans ; c’est de ces écuries qu’est sorti Novatel, lusitanien devenu cheval olympique. Au Puy du Fou, s’entourer des meilleurs n’est pas un slogan, mais une méthode.
La liberté, bien plus qu’un numéro de spectacle
Cette découverte éclaire une idée essentielle, souvent mal comprise : la liberté ne signifie pas que le cheval agit seul. Au contraire. Elle repose sur un cadre extrêmement précis, et c’est justement ce cadre qui rend le cheval libre de ses mouvements. Plus les règles sont claires, plus il évolue avec confiance. La relation se construit dans le temps ; elle demande de l’observation, de la patience, de la régularité et une grande capacité d’adaptation. Comme le souligne Pascal Remigereau, cette connexion n’est pas réservée aux seuls professionnels : elle repose avant tout sur la capacité à être attentif à son partenaire, et reste à la portée de tout cavalier qui sait vraiment regarder.
La transmission : les anciens apprennent aux jeunes
La formation ne concerne pas que les hommes ; elle passe aussi de cheval à cheval. Dans les attelages comme en liberté, les jeunes progressent aux côtés de leurs aînés — les « tontons » — que l’on place à leurs côtés le temps qu’ils intègrent les habitudes du spectacle. Les vétérans rassurent, montrent, transmettent. Cette transmission permet d’intégrer les nouvelles générations sans jamais brusquer leur apprentissage.
Une retraite préparée avec respect
Même les meilleurs chevaux finissent par quitter la scène. La durée d’une carrière dépend de nombreux facteurs — l’état physique, l’envie, la capacité à continuer sereinement. En moyenne, les chevaux partent après une dizaine d’années de service. Leur départ est anticipé pour préparer la relève, et la plupart rejoignent ensuite des familles, parfois sous convention, pour une nouvelle vie consacrée au loisir. L’objectif reste toujours le même : offrir une retraite adaptée après une carrière d’exception.
Le cheval, véritable héros du Puy du Fou
Lorsque les spectateurs applaudissent, ils voient la scène finale : les costumes, les décors, les cascades, l’émotion. Derrière cette magie se cache une réalité beaucoup plus discrète — celle d’une équipe qui travaille chaque jour pour accompagner des chevaux aux profils différents, avec leurs qualités, leurs sensibilités et leurs histoires. Grâce aux témoignages d’Anaïs Beleteau, adjointe soigneur, et de Pascal Remigereau, responsable de la discipline Liberté, on découvre une autre facette du parc : celle d’une véritable relation entre l’homme et l’animal.
Reste une question que le spectacle, par nature, escamote : comment tenir ce lien à l’échelle d’une industrie du divertissement, avec ses centaines de représentations et ses effectifs à renouveler ? Le Puy du Fou y répond par ses dispositifs — pesées, journées de repos, retraites anticipées, méthode douce. Car la plus belle réussite du parc n’est peut-être pas d’avoir fait monter des chevaux sur scène, mais d’avoir construit un univers où le cheval est pensé comme un partenaire à part entière. Un partenaire respecté, écouté, accompagné. Un véritable artiste.
Reportage réalisé au Puy du Fou. Nos remerciements à Anaïs Beleteau, adjointe soigneur au sein de l’équipe Écurie, et à Pascal Remigereau, responsable de la discipline « Liberté », pour leur accueil et leur temps.

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Laurence Boccard dirige la rédaction d'ABC du Cheval, qu'elle a repris en 2016. Formée à l'anthropologie sous la direction de François Laplantine, elle regarde le cheval comme un objet total : biologique, technique, culturel, intime. Longtemps au contact du monde équestre, de la presse à l'organisation de grands rendez-vous internationaux (avec un faible assumé pour le pur-sang arabe), elle souhaite faire de ce site un média qui explore le cheval sous tous ses angles, sans œillères, et avec une seule ligne rouge : le bien-être de l'animal.





