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Québec : randonnée équestre et rodéo

Québec : randonnée équestre et rodéo


Le Québec et ses images : caribou, sirop d’érable, poutines, Montréal et tant d’autres… voilà ce qui aurait pu 
me trotter dans la tête avant le départ. Mais pour l’heure, j’ai plus dans la tête Buffalo Bill, le lasso, la country…

Le Québec certes mais mâtiné de rodéo.

Et oui ! Direction le Festival Western de St-Tite : chevaux, taureaux et cow-boys en folie. Le tout précédé par une randonnée équestre à la découvertes des campagnes et forêts québécoises.

 

Accroche ta tuque avec d’la broche (tiens toi prêt !)

 

Quelques heures de vol plus tard, j’arrive à Québec dont la vieille ville est Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Le centre historique, le château de Frontenac m’ouvrent leurs portes. Les couleurs d’automne commencent à apparaître, nous sommes à l’aube de l ‘été indien et le Saint-Laurent est paisible.

Québec a été fondée par Samuel de Champlain en 1608, et est l’un des grands centres culturels du pays.

En fin d’après-midi, nous prenons le ferry, traversons le fleuve en direction des Appalaches.

Trois heures de route et un arrêt café dans un dépanneur (station service proposant des cafés entres autres choses) plus tard, j’arrive  chez nos hôtes.

L’auberge tout comme ses propriétaires est vraiment accueillante. Des chambres très confortables. Comble du bonheur un jacuzzi, une piscine et… le wifi (certes, je suis là pour me régaler de nature et partir à la découverte d’autres cultures mais le fait de pouvoir se connecter est bizarrement apaisant)

Nous serons dix à participer à cette chevauchée fantastique.

Le mari de notre guide et hôtesse est fin cuisinier, je m’initie du coup à la cuisine québécoise  à base de sirop d’érable. Délicieuse !

Nous sommes effectivement, dans la région des érablières.

 

A cheval !

 

Le lendemain matin,  petit plouf dans la piscine avant de déguster un petit déjeuner formidable. (œufs brouillés, pancakes, müesli, pains perdus… se succèderont au cours de la semaine pour mon plus grand plaisir !)

 

Direction les écuries c’est parti pour 6 jours à cheval. Celles-ci sont en bois entourées d’immenses prés. Les chevaux vivent à l’extérieur toute l’année.

La cavalerie est composée de races américaines (quarter horse, paint et appaloosas) ainsi que de chevaux de race canadienne.

Le cheval canadien est de taille moyenne, très souvent noir ou noir pangaré. Plusieurs théories circulent quant aux origines de ce cheval mais il semblerait qu’il soit issu de mélanges d’espagnols, barbes avec des traits locaux. Il est attachant par son caractère docile, son intelligence, son cœur, son pied sûr et sa vivacité et ne rechigne à aucune tâche.

 

Jusqu’en 1867, date de la création de la Confédération du Canada, tous les francophones étaient appelés « Canadiens » ; les chevaux leur appartenant furent naturellement désignés par le terme de « cheval canadien ». 

En 1895, la Société des Éleveurs de Chevaux Canadiens vit le jour sous l’égide du Dr J.-A. Couture. Elle existe toujours.

 

Bref, toujours est-il que pour le coup, je me retrouve sur un superbe quarter horse. Le cheval du fils de la maison.

La sellerie est western, mais plutôt légère.

 

Après une mise en selle, formation à l’équitation western, nous décollons pour une petite balade. Découverte de nos montures et discussions passionnées avec notre guide sont au programme.

 

L’après-midi, forts d’un bon déjeuner à l’auberge, nous partons à nouveau à la découverte de la nature québécoise. Nous longeons les sinuosités de la rivière des Bleuets, la traversons pour le plus grand bonheur de nos chevaux qui en profitent pour se détendre et s’abreuver… et pour celui des cavaliers…

Ils ont du sang mais sont d’un calme à toute épreuve. Nous profitons de longs galops. Nul besoin d’être un grand cavalier, simplement tenir aux trois allures en extérieur, car leur gentillesse est extrème.

De retour à l’écurie, nous nous occupons de nos montures avant de rejoindre l’auberge pour un café ou thé chaud, accompagnés de bonnes galettes maisons !

L’accueil des québécois, n’est pas une légende. Le cœur sur la main, la confiance s’instaure de suite et  les rires fusent. Les uns profitent à nouveau de la piscine, les autres jouent avec les chatons. Une vraie ambiance familiale internationale. Québécois, américains et français se retrouvent.

C’est la découverte de différents mets : fois gras maison, caribou (malgré une forte appréhension..) cuisinés avec du sirop d ‘érable.

 

Les jours suivants permettent de profiter amplement de nos chevaux. Nous parcourons vallées et forêts. Armés de salades pour les déjeuners, nous chevauchons quatre à cinq heures par jour.

La traversée des érablières s’avère passionnante puisqu’elle permet de découvrir les secrets de la fabrication de celui qui est le meilleur ami de nos repas : le sirop d’érable, donc.

Quelques belles cabanes à sucre, jalonnent aussi le parcours. Elles nous offrent la possibilité d’échanger et d’en apprendre encore plus sur le Québec et ses traditions.

 

Au cours de la semaine, nous partons pour deux jours de randonnées avec nuit en bivouac.  Que du bonheur !

Après quelques galops dans la forêt laurentienne, nous arrivons à un petit camp toujours dans les bois.

Les chevaux dessellés, je file me baigner dans la rivière.

 

Un vrai repas québécois puis nuit à la belle étoile  ou à l’intérieur du cabanon.

 

Je me lève à l’aube et découvre quelques castors occupés à se restaurer. Pas de doute là dessus, la nature est bel et bien reine, ici.

Cette journée, dernier jour complet de chevauchée, nous entraîne vers les Appalaches qui séparent les Etats-Unis, du Canada. Le relief est un peu plus vallonné mais les chevaux sont tous aussi à l’aise.

 

Dernier jacuzzi, dernier repas chez nos hôtes, dès demain viendront les derniers galops.

 

Yiiiiihhhhhhhhhhaaaaa !

 

 

Il est temps de se dire au revoir. Une fois de plus, j’aurais été séduite par la gentillesse québécoise, et leur amour pour leur peys.

Direction Saint-Tite et son ambiance country. Direction le Festival Western.

La ville  est adossée aux contreforts des Laurentides, non loin de 3 rivières. Le lac Pierre- Paul baigne le nord ouest du territoire.

Si Sainte- Tite compte traditionnellement  4000 habitants environ, elle voit son affluence augmentée à 60 000 pendant les quinze premiers jours de septembre pour le festival.

Pour cette période, maisons, champs, sont loués par les habitants aux participants.

La ville se transforme complètement. Les maisons sont décorées de fleurs, chapeaux, et tout devient piéton.

Des vendeurs de stetsons, jeans, ceintures, ornent les routes ce qui donne à chacun l’occasion  de se transformer pour l’événement. Bien évidemment, j’ai craqué…

Deux grandes arènes pour le rodéo avec backstages et tribunes VIP, de nombreux saloons et échoppes culinaires se côtoient. Poutine saucisses/ vs Poutine poulet.

Et juste à côté de la ville, les écuries, paddocks, parkings… Taureaux et chevaux sont bien présents.

Et dans les rues et bien, çà danse, ça chante, çà parle, çà échange. Une vraie émulation !

Ce soir direction le rodéo.

Et les rodéos, c’est la spécialité de ce festival. Pour la treizième année consécutive, le Festival Western de St-Tite a reçu la mention du meilleur rodéo professionnel en Amérique du Nord.

Selon l’animateur de ces événements, Michel Corbière, en poste depuis 18 ans, la disposition du stade permet aux spectateurs de voir les rodéos de proche. «Je pense que l’atout qu’on a ici à St-Tite, c’est la proximité que les gens ont de l’action. On est vraiment près! Ceux qui sont assis en bas, tout près des compétiteurs, des fois, vont sortir d’ici avec autant de bouette que le compétiteur lui-même», raconte-t-il.

Et Michel c’est l’un des symboles du festival avec la Mascotte Galop habillé de son gilet jaune et son chapeau bleu roi.

Si les cow-boys viennent d’un peu partout en Amérique du Nord pour participer,  les animaux de compétition aussi. Ils proviennent des régions de l’Ouest canadien et des États-Unis.

Les chevaux par exemple, ont été sélectionnés parmi une cinquantaine des meilleurs.

Contrairement à l’image que l’on s’en fait je m’aperçois que chaque animal : taureau ou cheval est respecté.

Les rodéos ne sont pas là pour les blesser. En réalité,  dans des épreuves comme la monte de cheval sauvage sans selle, la monte de cheval sauvage avec selle et la monte de taureau sauvage ; plus l’animal est difficile, plus il fait la réputation de son éleveur.  Raison de plus pour entretenir et respecter sa bête.

Les juges connaissent chevaux et cow-boys … et les cow-boys et bien ! Même chose.

Ce soir comme tous les spectateurs, j’ai mon verre de bière, mon chapeau que je suis prête à brandir et les yyyyyyiiihhhhaaa au creux de la gorge.

Trois types d’épreuves s’enchainent :  le dressage : monte de cheval sauvage sans selle, la monte de cheval sauvage avec selle et la monte de taureau sauvage

La performance d’un concurrent et de sa monture  est évaluée par deux juges professionnels de rodéo. Ils décernent cinquante points chacun : vingt-cinq pour le talent équestre du cavalier et autant pour la qualité des ruades de la monture – ce qui permet d’évaluer le degré de difficulté. Une bonne marque tourne autour de quatre-vingts points; obtenir plus est exceptionnel.

Le taureau contrairement au cheval, une fois son cavalier à terre fera tout pour se retourner contre lui d’où la présence des wranglers autour de la piste.

 

La vitesse : le terrassement du bouvillon, la prise du bouvillon en équipe et la prise du veau au lasso. Les épreuves de vitesse demandent de l’adresse et de la rapidité. Les concurrents cherchent à les compléter le plus rapidement possible, sans en enfreindre les règles, ceci afin d’éviter d’encourir des pénalités de temps.

 

L’agilité : la course entre barils, la course de sauvetage, l’échange de cavaliers et le Poney Express. Les épreuves d’habileté demandent de l’adresse et de la rapidité. Les concurrents cherchent à les compléter le plus rapidement possible, sans en enfreindre les règles, ceci afin d’éviter d’encourir des pénalités de temps.

 

Après toutes ces péripéties, je file me restaurer  et bien évidemment danser. Les danses en ligne ne sont pas si faciles mais  c’est terriblement enivrant.

 

Le lendemain, nous participons à la « face cachée du rodéo » Un véritable superbe cowboy nous entraîne dans les backstages du rodéo et nous explique tout. En gros : «  tout ce que vous devez savoir sur St- Tite en une leçon » Les animaux choisis, le comptage des points, les ordres de passage.

 

Puis, on se balade à nouveau mais et qui dit balade dans les rues, dit nouveaux achats. Cela tombe bien, il me manquait des bottes.

 

Le soir direction à nouveau l’arène principale, pour les grandes finales !

Les tribunes battent au rythme de leurs champions. Une explosion de sensations, humm ! Fortes !

La hauteur des ruades n’a d’équivalent que la vitesse des chevaux et la passion des participants ou des spectateurs.

Oui, cela rend accro c’est certain… surtout lorsqu’on comprend que derrière cette fête il y a un travail d’éleveurs, de cavaliers… et beaucoup de respect.

Il va être dur de se coucher mais le lendemain retour en France.

Une chose est sûre, ce séjour aura fait tomber bien des préjugés et m’aura donné du baume au cœur…

 

Si je suis un drôle de moineau, j’ai bien envie de m’envoler pour y retourner.

 

 

Merci à cavalngo.com pour ce superbe voyage!

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